UNE VICTOIRE DE NOTRE ASSOCIATION : LE « ROND-POINT DU CHEVAL » EN PASSE D’ÊTRE SAUVÉ !

Un rond-point négligé par la municipalité

Le ramasseur de galets

Le ramasseur de galets

Nous avons expliqué pourquoi nous avons choisi Le Ramasseur de galets pour emblème. Mais nous n’avons pas encore confié la bien mauvaise surprise qui a été la nôtre quand nous avons contacté M. Plé.

L’artiste a confirmé de méchantes rumeurs qui circulaient autour de notre rond-point : oui, il était en danger, oui son avenir était compromis. Pourquoi ? La raison est, hélas ! consternante : l’incurie de l’actuelle municipalité de Saint Jouin Bruneval.

Bien sûr nous constatons tous que notre Ramasseur de galets n’est pas entretenu : il est recouvert de saleté et personne ne semble avoir eu l’idée de le nettoyer. Cette négligence ne rehausse pas l’image de notre commune auprès des touristes, comme une vitrine sale n’engage pas à entrer dans un magasin.

Mais bien plus sournois est le mal qui ronge notre statue : abîmée par l’impact de pierres jetées par quelques vandales en mal de stupidité, elle se délamine.  L’eau pénètre par les impacts laissés sur la résine. L’humidité dégrade alors la fibre : elle s’effrite comme un millefeuille. Si rien n’est fait, les blessures vont se propager à l’ensemble de l’œuvre.

Elle est pourtant conçue pour durer : elle est sculptée dans la mousse de polyuréthane, puis coloriée, vernie, traitée contre les UV, les graffitis… mais comment traiter contre la bêtise de quelques désœuvrés ? On ne peut que réparer… si on en a la volonté… si on s’intéresse à préserver le patrimoine de son village.

La municipalité actuelle a été avisée de tout cela. Mais jusqu’à présent, elle a fait la sourde oreille. Il semble que cela ne l’intéressait pas. M. Plé est venu trois fois constater le triste état de son œuvre ; il a envoyé un devis laissé sans réponse.

« Cela ne vous regarde pas » (M. Auber)

Las ! Que faire ? Nous avons avisé la presse de la situation. De passage dans la région, M. Plé a répondu à notre invitation afin d’alerter les Saint Jouinais à travers les journaux. Cet après-midi, nous nous sommes retrouvés sur place : navré, l’artiste nous a montré les blessures infligées à son œuvre.

À ce moment, quel heureux hasard ! M. le Maire passait par là. Inquiet, il s’est arrêté et nous l’avons interpelé sur ses intentions. Ignorant superbement les membres de notre association, il s’est écarté pour s’entretenir avec l’artiste. Il ne tenait pas à « parler devant nous ». Nous lui avons demandé les raisons d’une telle discrétion. La réponse ? « Cela ne vous regarde pas. » Réponse bien curieuse : le patrimoine de la commune « ne regarde pas » les Saint Jouinais. Les décisions budgétaires « ne regardent pas » les Saint-Jouinais…

Une victoire de notre association

Passons outre. Ce qui compte, c’est que, effrayé par la tournure médiatique que prenait l’affaire, M. le Maire s’est engagé à budgéter, dès ce mois-ci, la réparation de notre rond-point. Après des mois et des mois de silence, il a montré un empressement surprenant à s’occuper d’un patrimoine qui nous tient à cœur.

Nous serons bien sûr attentifs à ce que sa promesse soit respectée.