Un conseil municipal mouvementé

Que retenir du Conseil Municipal du 23 février 2016 ? Si on peut applaudir l’ouverture d’un centre de loisirs à Saint Jouin Bruneval, on peut aussi s’étonner de certaines décisions… les échanges ont parfois été musclés et la séance s’est terminée fort tard.

Un sujet phare : le centre de loisirs 

Autorisation d’ouverture

84 familles ont répondu positivement à l’enquête menée sur l’ouverture d’un centre de loisirs, ce qui représente un potentiel d’enfants proche de 150. Le conseil municipal  valide donc l’ouverture d’un centre de loisirs à Saint-Jouin-Bruneval : elle sera effective à compter des vacances de printemps 2016 et valable pour les périodes de congé suivantes. La gestion de ce centre est confiée à l’association Amicale Laïque d’Aplemont, déjà en charge de plusieurs autres structures au Havre et à Criquetot L’Esneval. Le centre de loisirs occupera plusieurs bâtiments communaux dont les écoles primaire et maternelle. Nous nous réjouissons d’une telle initiative !

Subventions

Le conseil municipal a octroyé à l’Amicale Laïque d’Aplemont une subvention exceptionnelle de 5 000 euros pour les frais et investissements liés au démarrage de l’activité. Les équipements seront la propriété de l’association. Une subvention de fonctionnement de 5 000 euros comme participation de la commune aux dépenses liées aux activités de l’année 2016 est également adoptée.

Convention mise à disposition des locaux

Des locaux communaux seront mis à disposition de l’association pour l’accueil des enfants.

 

Des travaux en perspective

Vidéo-protection et contrôle d’accès aux bâtiments

Il est proposé d’installer un système de vidéo-surveillance en plusieurs points dans la commune. M Poupel interroge sur la nécessité d’un tel système. Le Maire indique que les dégradations sont trop nombreuses et que les responsables qui sont des jeunes doivent être appréhendés.

Réhabilitation de la maison canine

Ce bâtiment sert à stocker le matériel de l’association et à abriter ses membres en cas d’intempéries. Estimatif des travaux à prévoir : total 19 169, 00 € HT

  • Plancher intérieur : 3 417, 00 € HT
  • Maçonnerie pignon nord : 1 815, 00 € HT
  • Toiture 2 versants 13 937, 00 € HT

Il s’agit d’autoriser le Maire à demander les subventions nécessaires. M Delamare interroge sur la nature exacte des travaux. En effet, lors de l’achat de ce bâtiment, le maire devait, en collaboration avec l’association « Saint Jouin développement durable », faire de ce bâtiment un ensemble autosuffisant. M. Vallin indique qu’il s’agit d’une mise hors d’eau uniquement.

Création d’une salle d’archives

La nouvelle organisation communale, liée à une affectation différente des bâtiments depuis la réhabilitation de centre-bourg, conduit le Maire à envisager de transférer ses archives au 1er étage de l’atelier des services techniques, propriété de la commune située rue du 8 mai 1945. Estimatif des travaux à prévoir : total 10 770, 00 € HT

  • Doublage + électricité : 9 750, 00 € HT
  • Sous-toiture : 1 020, 00 € HT

Mme Vain s’étonne qu’il n’y ait pas de place dans la Mairie. En effet, elle indique que pour la construction de la nouvelle mairie, l’argument du maire était de dire que la salle d’archives était trop petite. Le Maire affirme que la salle d’archives est effectivement trop petite et que le projet de la mairie n’a pas été de la grandeur espérée (sic !)

Recherche de financement au travers de Mécénat

Le maire signale qu’il a le projet de faire construire un belvédère proche du restaurant pour donner l’occasion aux touristes de découvrir le port et la mer plus largement avec la présence d’une table d’orientation.

Le mécénat est un dispositif permettant à une entreprise de verser un don, sous forme d'aide financière ou matérielle, à un organisme pour soutenir une œuvre d'intérêt général ou de se porter acquéreur d'un bien culturel déclaré trésor national. En contrepartie, elle peut bénéficier d'une déduction fiscale.

On peut remarquer que la commune cherche des financements au regard des marges d’investissement qui se réduisent.

 

Des décisions qui concernent la plage : des échanges houleux avec le public !

Convention d’occupation temporaire du domaine public : plateforme terrasse n°1 et n°2

Le Conseil Municipal a autorisé la société « Côté et Mer » à occuper le premier espace suivant les modalités précisées en annexe N°1 (CM 23 février 2016 – Annexe N°1-1) et la société « La Frite d’or » à occuper le second,  suivant les modalités précisées en annexe N°2 (CM 23 février 2016 – Annexe N°2). Il s’agit dans les deux cas du même propriétaire.

Convention d’occupation temporaire du domaine public : plateforme terrasse n°3

Il s’agissait d’autoriser la société « Chez Nicole» à occuper cet espace suivant les modalités précisées en annexe N°3 (CM 23 février 2016 – Annexe N°3).

Sylvain Pourrier, responsable de cette société, découvre que l’algéco qu’il a acquis depuis de nombreuses années ne lui appartient plus et qu’il est la propriété de la commune ! De nombreux échanges ont eu lieu avec le public et le désordre a été certain. L’article 6 de la convention en annexe est explicite : M. Pourrier paie un loyer pour l’emplacement et pour louer le local qui lui appartient. Il a naturellement manifesté son indignation.

François Auber lui a répondu que "c’est dans [son] intérêt » (sic), Aurélien Paul indique que ce n’est pas de la faute de la majorité, mais celle de l’avocat qui avait été mandaté à l’époque (peut-être une explication sur les frais de justice très importants engagés par la commune…). Quant à Jocelyne Coignet, elle a péremptoirement déclaré à monsieur Pourrier que « c’est comme ça » et qu’ « [il n’a] pas à réclamer ». Monsieur Pourrier s’est alors agacé et a jeté un document en sa direction.

Puis le maire a annoncé que si l’autorisation n’était pas votée, monsieur Pourrier n’aurait pas accès à l’emplacement ! Mme Vain est intervenue pour dénoncer l’injustice de cette menace et a refusé de participer à ce type de vote.

Après une heure de confusion, le Maire, très agacé, a décidé de retirer ce point de l’ordre du jour à la demande de Mmes Vain et Renard, ainsi que MM. Delamare, Poupel et Vallin.