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Chez Nicole

Petit vol entre amis

Depuis une trentaine d’années, la famille Pourrier de Saint Jouin Bruneval exploite un algéco aux abords de la plage de Saint Jouin Bruneval appelé « Chez Nicole». 

Or, il y a quelques années, MM. Auber et Paul, respectivement maire et premier adjoint de la commune de Saint Jouin Bruneval, ont proposé au propriétaire d’habiller cet ouvrage par un bardage en bois pour un coût d’environ 15 000 € aux frais de la commune : monsieur Pourrier avait bien évidemment accepté. Depuis, le propriétaire de "Chez Nicole" a signé une convention d’occupation de l’espace pour pouvoir y exercer une activité professionnelle.

Lors de la séance du conseil municipal du mardi 23 février, était proposée une nouvelle convention (CM 23 février 2016 – Annexe N°3) pour l’occupation de cet espace par monsieur Pourrier.

Il  y a découvert, à l’article 6 notamment, qu'il devait s’acquitter d’un loyer annuel pour l’occupation du foncier et d’un autre loyer pour l’utilisation de son local. Par conséquent, l’algéco qu’il a acquis devient propriété de la commune.

Monsieur Le Maire indique que c’est dans l’intérêt de monsieur Pourrier et monsieur Paul précise que ce n’est pas de leur responsabilité, mais celle de l’avocat qu’ils ont mandaté.

Voilà comment s’organise un vol en règle.

Moralité de l’histoire 

Au pays de Saint Jouin Bruneval, on invente de nouveaux prélèvements : le paiement d’un loyer pour occuper un bien dont on est propriétaire… 

 

NOTRE RAMASSEUR DE GALETS DÉJÀ OUBLIÉ !

Au mois de janvier, une mini tempête médiatique secouait notre village à propos de notre cher rond-point. Vous en souvient-il ?

Notre association, qui a choisi l’œuvre de M. Plé pour emblème, s’est inquiétée de la négligence coupable du maire sortant et du silence qu’il opposait aux devis envoyés par l’artiste : notre Ramasseur de galets et son cheval ont besoin de soins.

Profitant de la venue de M. Plé dans la région, nous avons donc alerté la presse pour inciter l’équipe municipale à l’action. Et ça a marché ! — Enfin, nous l’avons naïvement cru.

Oui, M. Auber a promis que tout était déjà engagé, qu’il ne restait plus qu’à voter la somme nécessaire et que ce serait fait au prochain conseil municipal, à la fin du mois de février. Nous vous renvoyons à l’article paru dans le Havre Libre le 6 février : « La somme nécessaire sera votée par le conseil municipal. C’est la raison pour laquelle les travaux n’ont pas pu commencer. » Et des agents de s’activer dès le surlendemain pour nettoyer la statue…

Mais seulement, nous sommes en mars, le conseil municipal est passé… et il n’a pas été du tout fait mention de notre rond-point : aucun projet de réparation n’est en cours. Alors nous avons téléphoné au père du Ramasseur. M. Plé n’a eu aucune nouvelle de notre édile depuis sa visite, pas même un courrier de courtoisie.

Comment expliquer une telle dichotomie entre les paroles et les actes ?

De deux choses l’une (à moins que ce ne soit les deux).

1. Il n’y a plus d’argent dans les caisses et l’équipe sortante espère faire des économies de bout de chandelle en demandant à un autre prestataire que M. Plé de réparer notre rond-point, au mépris de toutes les garanties et du savoir-faire de l’artiste.

2. F. Auber a tenté de nous apaiser (artiste, journalistes et Saint Jouinais) en faisant des promesses qu’il savait ne pas pouvoir tenir ; il a alors escamoté la difficulté en comptant sur la faculté d’oubli des villageois et des gens de presse, pris dans le tourbillon du quotidien ou par les feux de l’actualité.

Seulement, les Saint Jouinais ne sont pas oublieux.

Au mois de janvier, nous tentions de distinguer le politique et le politicien. Et si notre association est née, c’est parce que les Saint Jouinais aspirent à tourner la page de l’action politicienne.

Nous rêvons, pour notre village, d’un maire courtois, respectueux de tous et homme de parole

ENCOURAGER TOUTES LES BONNES VOLONTÉS

Une activité intéressante mais… onéreuse

Un « atelier autour du vin et de la lecture » est proposé à tous les Saint Jouinais qui le souhaitent, un jeudi par mois, et ce jusqu’au mois de juin.. Allier l’ivresse des mots aux plaisirs des œnophiles : c’est alléchant. 

Seulement, cette proposition n’est pas gracieuse. Il en a coûté à chacun 10 euros… pour la première séance. Et il en coûtera 15 euros pour chacune des suivantes… soit au total 70 euros.  Cela vous fait hésiter ? En effet, tout le monde n’a pas les moyens de participer à cet atelier.

Quelles activités sont offertes à ceux-là et à ceux qui voudraient faire autre chose que goûter les plaisirs du vin ?

Des refus ou des silences incompréhensibles

Nous pensons à tous ces habitants qui ont proposé à l'équipe municipale des animations  bénévoles : échanges en anglais, cours de guitare, expositions de photos,  etc.  Tous ont essuyé un refus…  quand ils ont eu la chance d'avoir une réponse.

Une autre personne avait proposé de s'investir dans des activités bénévoles caritatives et auprès de personnes âgées isolées : n'ayant aucun retour de la mairie, elle s'est engagée dans ce genre d'activité auprès d'une association havraise.

Nous regrettons, pour notre part, une telle indifférence aux propositions spontanées de ces Saint Jouinais : ils sont porteurs de connaissances ou ils ont cultivé un talent particulier et souhaitent les partager avec d'autres habitants. Ils ambitionnent de donner un peu d’eux-mêmes aux autres : c'est aussi sur des temps d’échanges comme ceux-ci que se construit le lien social.

Pourquoi le conseil municipal sortant a-t-il refusé de telles opportunités aux Saint Jouinais ? Pourquoi n’a-t-il pas voulu leur permettre de valoriser leurs compétences ?

Saisir toutes les chances qui sont offertes à notre commune

La démocratie participative commence par là : reconnaître que chaque habitant peut apporter une brique à l’édifice et s’impliquer dans la vie communale pour, ensuite, participer à l’élaboration d’une politique qui concerne tout le village.

Proposer la démocratie participative aux habitants d’une commune, c’est tourner le dos à un fonctionnement pyramidal où tout « tombe du haut » pour peser sur le « bas ». C’est au contraire s’appuyer sur le socle d’habitants le plus large possible afin de porter des projets ensemble, sans se contenter de vains mots.

L’entreprise est difficile car elle sort des schémas habituels. Mais encourager et faciliter tous les projets créateurs de lien social, individuels et collectifs, que chacun peut inventer, est une première étape toute simple, respectueuse de tous, et vectrice de belles satisfactions. 

CHÉRIE, J’AI RÉTRÉCI L’OPÉRATION BITING !

Dans la série « Chérie, j’ai rétréci… », voici à présent l’épisode n°2.

Dimanche matin 23 février 2014. La matinée est belle et douce : pas de vent, pas de pluie, pas d’orage. Nous nous réjouissons : enfin, nous allons commémorer l’opération biting au sec ! Nous sommes sûrs de jouir du formidable spectacle des parachutistes.

Curieux détail cependant : où se sont donc garés les gens ? On ne voit pratiquement pas de véhicule. Nous nous avançons, inquiets pour la réussite de la manifestation : si peu de personnes se seraient déplacées pour la cérémonie ? Mais nous continuons, confiants dans l’agenda du bulletin municipal qui annonçait le début de la cérémonie pour 10 h 00.

Nous avançons… il faut bien se rendre à l’évidence : il n’y a presque  personne. Nous croisons un porte-drapeau, M. Geulin, le représentant de la France Libre, et un Harfleurais. Pas de maire, ni aucun membre du mini conseil municipal.

Nous souhaitons quand même en profiter pour lire "le grand livre à ciel ouvert" : hélas ! la moitié des panneaux a disparu ! 

Opération biting rétrécie - 23/02/2014

Opération biting rétrécie 2 - 23/02/2014

 

      Est-ce possible ? Après le conseil,  serait-ce l’opération biting qui se ratatine ?

 

 

 

Dépités, nous rebroussons chemin. Enfin quelqu’un ! Le frère du président de l’association « André Haraux » vient à notre rencontre et il nous désigne le coupable : le journal Le Courrier Cauchois se serait trompé dans les dates et a annoncé la cérémonie une semaine trop tôt.  La manifestation annoncée aura bien lieu, la semaine prochaine, « le dernier dimanche du mois de février comme les autres années qui sera en fait le premier du mois de mars » ( ?!)

agenda bulletin municipal pr Chéri j'ai rétréci l'opération B...

article bulletin municipal opération biting

Un peu perdus, nous quittons le hameau.

En effet, nous avons lu l’article en question vendredi. Mais cela fait bien plus longtemps que la cérémonie était inscrite à notre agenda : c’est la municipalité elle-même qui a annoncé qu'elle était programmée le 23 février : sur la dernière page de son « bulletin d’information », dans l’agenda (à droite ci-contre)

.. et en page 2. Ce n’est pas la seule erreur que nous relevons d'ailleurs : pour illustrer l’article sur « l’opération biting », une photo, ainsi légendée : "Jean-Louis Coquerel, président de l’association André Haraux au mémorial". Sauf que… sur la photo, ce n'est pas  Jean-Louis Coquerel, mais bien le président, son frère. (à gauche ci-contre).

Si vous souhaitez lire les textes, cliquez sur les images. 

Tant de confusion laisse pantois.

Mais bon, on peut comprendre : la fatigue, le stress, le manque de conseillers pour relire le bulletin… on sait bien que Saint Jouin Bruneval présente d’étranges symptômes de rétrécissement sporadique. Les spécialistes diagnostiquent un manque crucial de dialogue et préconisent un changement urgent à la tête de la mairie…

D’ailleurs, l’absence de tout rectificatif n’en est-elle pas l’illustration ? Si l’erreur est humaine, moins humaines sont l’absence de rectification de l’information erronée… et l’absence tout court de notre édile ce matin, qui aurait pu, ainsi, présenter ses excuses aux personnes qui ont pris la peine de se déplacer. 

Saint-Jouinais, votez pour vous

La démocratie participative, nous y croyons. Pour nous, ce n’est pas une expression vaine ou un élément de langage un peu flou.

Pourquoi la démocratie participative ?

L’idée de démocratie participative est née de la distance grandissante entre les élus et leurs administrés ; elle est née du sentiment des habitants d’être incompris des politiciens. N’est-ce pas ce que nous vivons à Saint-Jouin Bruneval ?

La démocratie s’est exercée il y a six ans mais depuis, elle a été confisquée. Le Conseil Municipal s’est réduit comme peau de chagrin ; la communication est devenue de « la com » ; les consultations organisées n’ont été que de pseudo-consultations sans suite ; le droit naturel du citoyen à l’information est piétiné : ainsi, savons-nous à qui l’ancienne mairie a été vendue ? Savons-nous à combien s’élève l’augmentation du budget 2013 ? Connaissons-nous l’endettement réel de la commune au 31 décembre 2013 ?

Agir ensemble

Ce n’est pas ainsi que nous rêvions le vivre ensemble à Saint-Jouin Bruneval. Dans un village d’un peu plus de 1800 âmes, les avis des gens doivent compter. Le pouvoir doit se partager et s’exercer dans la concertation avec les habitants. Il s’agit de construire des projets ensemble. Il ne s’agit pas seulement d’être « à l’écoute » : l’expression, bien galvaudée, est un brin méprisante. Il s’agit d’agir ensemble.

Ce n’est pas le cordonnier qui a mal aux pieds

Voilà pourquoi est née cette association : pour construire l’avenir ensemble. Assez des querelles et des « bandes ». Les habitants doivent tenir un plus grand rôle dans les décisions qui les concernent tous.

Pensons à John Dewey[1] qui affirmait : « C'est la personne qui porte la chaussure qui sait le mieux si elle fait mal et où elle fait mal, même si le cordonnier est l'expert qui est le meilleur juge pour savoir comment y remédier. »

Ainsi, Saint-Jouinais, en votant pour la liste Choisissons notre avenir ; vous voterez pour vous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


[1] John Dewey, Le Public et ses Problèmes, 1927