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je suis charlie

« La liberté de l’information est celle qui permet de vérifier l’existence de toutes les autres » (libertés).

Voici pourquoi "Ensemble pour Saint Jouin Bruneval" tient à exprimer sa tristesse et sa solidarité.

Pour la liberté. Pour la pensée. Pour le rire. 

« Quand tu vas au théâtre et que tu vois une tragédie, tu t'identifies, tu participes, tu pleures, pleures, pleures, et quand tu rentres chez toi, tu dis : comme j'ai bien pleuré ce soir ! ». Et tu t'endors apaisé. Le propos politique a glissé sur toi comme l'eau sur une vitre. Pour rire, au contraire, il faut de l'intelligence, de la perspicacité. En riant, la bouche s'ouvre toute grande, mais aussi la cervelle, et les clous de la raison viennent s'y planter ! » ( Dario Fo, prix Nobel de littérature et grand dramaturge comique )

En hommage aux victimes, le dessin de Cabu que les Saint Jouinais connaissent bien.

Cabu

 

 

 

CONSEIL MUNICIPAL DU 20 JUIN : « SOYEZ CONSTRUCTIFS…»

Le conseil municipal du 20 juin a été consacré pour l’essentiel à l’élection des délégués pour l’élection des Sénateurs.

Soyez constructifs 

De manière très étonnante François Auber a ouvert ce conseil en exprimant sa volonté d’avoir un conseil municipal apaisé où l’ensemble des membres doivent être constructifs.

Voilà une excellente nouvelle : notre maire souhaite des conseils municipaux apaisés. Finies les remarques acerbes du type : « on ne va pas y passer la nuit », « on ne va pas faire de la pédagogie », « on n’a pas de leçon à recevoir », « merci de me vouvoyer » (à une conseillère qu’il tutoyait jusqu’alors), « vous votez contre » répétée dix fois, etc. Nous nous réjouissons de cette annonce et espérons qu’elle sera suivie d’effets.

Les conseillers municipaux ont-ils le droit de poser des questions ?

Ensuite, François Auber a demandé que les comptes rendus soient approuvés et qu’aucune question diverse ne soit posée sans qu’il en ait été informé avant.

Article L2121-19, créé par Loi 96-142 1996-02-21 jorf 24 février 1996 : « Les conseillers municipaux ont le droit d'exposer en séance du conseil des questions orales ayant trait aux affaires de la commune ».

Les questions posées en séance appelant nécessairement une réponse orale du maire, les conseillers de « choisissons notre avenir » ont donc décidé d’informer le maire 24 heures à l’avance  de leur objet  pour qu'il puisse réunir le cas échéant les éléments d'informations nécessaires à une réponse circonstanciée (quand cela sera possible au vu de la date de convocation du conseil).

Par ailleurs, rien ne s'oppose à ce que questions et réponses fassent l'objet d'une transcription sur le compte rendu du conseil municipal.

Votez les comptes rendus de conseil Municipal…

Depuis les élections de mars 2014 les conseillers de la liste « Choisissons notre avenir » ont voté contre l’adoption du compte rendu du conseil municipal précédent. François Auber regrette cette situation et indique qu’il va réfléchir pendant les vacances.

Mais pourquoi les quatre conseillers de l’opposition votent-ils contre ces comptes rendus ?

Ils considèrent que ces documents ne respectent pas le sens de la loi : « Le procès-verbal doit être rédigé de façon aussi complète et aussi précise que possible, et mentionner toutes les affaires débattues et les décisions précises. » [Source : dordogne.gouv.fr]

François Auber indique que la Mairie n’a pas les moyens suffisants pour établir des comptes rendus exhaustifs. De quels moyens parle-t-il ? Il semble que la rédaction d’un compte rendu objectif n’exige pas beaucoup d’argent.  

De plus, le Secrétaire Général est présent à chaque séance : ne pourrait-il pas aider le secrétaire de séance (désigné parmi les délégués), et se munir le cas échéant d’un moyen d’enregistrement pour informer au mieux les habitants ?

Ainsi ne lirions-nous pas seulement les prises de positions de la majorité. Le compte rendu ne serait plus un élément de sa promotion mais un véritable élément d’information.

Élection des délégués et suppléants pour l’élection des sénateurs

A. Paul, N. Leveau, O. Henry, C. Renard et C. Vain ont été élus pour élire les sénateurs le 28 septembre prochain en préfecture.

Nous y consacrerons un article demain. 

Qui n'est pas avec moi est contre moi

«LE COMPTE RENDU D’UN CONSEIL MUNICIPAL N’EST PAS UN ENJEU ABSOLU.»

Telle a été la réponse du maire de Saint Jouin Bruneval à Patrice Delamare : le conseiller venait en effet de souligner que ses remarques du 17 avril  sur les délégations votées au maire et le budget (entre autres) ne figuraient pas dans le compte rendu de la mairie.

L’information du citoyen est-elle secondaire ?

« Un compte rendu n’est pas un verbatim » a aussi martelé François Auber. Et Aurélien Paul de renchérir : il a fait état des recherches qu’il avait menées lors de la mandature précédente pour répondre aux mêmes reproches. Rien dans la loi n’impose de rapporter les remarques de l’opposition dans le compte rendu de la mairie, a-t-il précisé. C’est aussi ce qui avait été répondu le 17 avril quand les quatre conseillers de « Choisissons notre avenir » avaient demandé un droit d’expression dans le journal municipal : « Rien dans la loi ne nous y oblige ».

Et c’est avec tristesse et étonnement que nous rapportons cet échange.

Tristesse bien sûr, pour notre association qui est née sur le terreau de la démocratie participative. Rendre compte d’un conseil municipal ne serait donc pas « un enjeu absolu ». Informer les citoyens, rendre compte de son action, ou rendre des comptes… n’est-ce pas pourtant ce que les électeurs demandent ? Si l’abstention est si élevée lors des scrutins électoraux, n’est-ce pas parce que notre démocratie souffre de telles attitudes ?

Etonnement, aussi parce que la majorité actuelle prétend mettre en place un conseil participatif.  Comment prétendre à plus de participation si on balaie d’un revers de la main toute discussion et toute transparence ?

« Qui n’est pas avec moi est contre moi. » 

Des réponses souvent pleines de morgue, des sous-entendus pleins d’acrimonie… Le ton et la teneur des échanges à ce conseil nous ont aussi remémoré cette phrase attribuée à Jésus-Christ dans le Nouveau Testament : « Qui n’est pas avec moi est contre moi. » Comme toute citation biblique, elle a servi bien des discours et bien des personnages… Même Georges Bush et Dark Vador ! smiley

Mais ce genre d’argument force surtout interlocuteurs et auditeurs à entrer dans une situation conflictuelle. (Pour en savoir plus sur le faux dilemme : http://cortecs.org/psychologie/sophisme-le-faux-dilemme/)

Le débat politique, surtout à l’échelle d’un village, doit-il être ravalé à une guerre des tranchées ? Réduire le débat à une telle simplicité, avec d’un côté les « pour » et de l’autre les « contre », c’est une façon de confisquer la réflexion et le choix de tous les conseillers municipaux.

Pour la suite du compte-rendu de ce conseil, rendez-vous dans quelques jours. 

CONSEIL MUNICIPAL DU 17 AVRIL 2014 : QUELS RESSORTS POUR L’AVENIR ?

Nous vous avons rapporté hier les délibérations concernant le budget primitif et  l’étonnante procédure pour vendre l’ancienne mairie. Aujourd’hui,  il nous reste encore bien des éléments à présenter pour compléter notre compte rendu de cette réunion du 17 avril.

Constitution des commissions et désignation des délégués

Figuraient aussi à l’ordre du jour la constitution des commissions et la désignation des délégués de la commune auprès des différents syndicats.

Ont été nommés (après un vote à bulletin secret à la proportionnelle et au plus fort reste) à la Commission d’appel d’offre : Olivier Henry, Noëlle Leveau et Michèle Lesauvage. Les trois suppléants sont Philippe Vallin, Virginie Walbrou et Caroline Vain. En revanche, la constitution de la commission spécifique à la concession d’aménagement n’était pas à l’ordre du jour.

Présidé par le maire, le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) sera constitué de 5 membres élus et 5 membres désignés. Ont été élues, sur le même mode de scrutin, les cinq personnes suivantes : Blaise Alleaume, Noëlle Leveau, Frédérique Ratte, Philippe Vallin et Caroline Vain.

En ce qui concerne la désignation des délégués auprès des syndicats : Philippe Vallin est nommé auprès des Bassins Versants de la Lézarde et auprès du syndicat électrique.

Délégations consenties au maire : des décisions dangereuses ?

Ont été mises aussi en débat les délégations que le Conseil Municipal consentait au maire pour faciliter la gestion quotidienne de la commune. A priori rien de surprenant : l’article L2122-22 du CGCT (Code Général des Collectivités Territoriales) a largement inspiré la proposition. À deux exceptions près… et pas des moindres.

L’alinéa 3 se présente ainsi : le maire peut être chargé « de procéder, dans les limites fixées par le conseil municipal, à la réalisation des emprunts destinés au financement des investissements prévus par le budget… »… François Auber a enlevé la mention « dans les limites fixées par le conseil municipal ».  Pas de limites donc pour le maire de Saint-Jouin Bruneval.

Et, l’alinéa 20 précise qu’il peut  «  réaliser les lignes de trésorerie sur la base d'un montant maximum autorisé par le conseil municipal » : ces limites ont été fixées à 500 000 euros par année civile (Oui, cinq cent mille euros…). Patrice Delamare, Christian Poupel, Caroline Vain et Michèle Lesauvage ont souligné combien il était dangereux de signer comme une sorte de « chèque en blanc », pour six ans, à une seule personne et de se priver de toute capacité d’action. François Auber a vite clos le débat et la décision a été adoptée à 15 voix sur 19.

Un achat de parcelles discutable et diverses mesures

A été voté aussi l’achat de deux parcelles dans le centre bourg : tout le monde n’en a pas compris l’intérêt pour la collectivité.

Puis ont été déléguées au maire les compétences pour recruter des personnes dans le cadre du service civique et d’un contrat d’emploi-aidé chargées de s’occuper de communication et d’animation.

Un journal municipal fermé à tout pluralisme

Enfin, les membres de l’opposition ont demandé si un espace d’expression leur serait réservé dans le journal municipal. François Auber a répondu qu’aucune loi ne l’y obligeait puisque la commune compte moins de 3500 habitants. En effet, rien ne contraint un maire à se montrer ouvert et respectueux du jeu démocratique.

Nous sommes simplement très étonnés : c’est le même élu qui se plaint dans les journaux d’être victime de « sectarisme » et qui refuse un droit d’expression élémentaire aux quatre conseillers de l’opposition

NOTRE RAMASSEUR DE GALETS DÉJÀ OUBLIÉ !

Au mois de janvier, une mini tempête médiatique secouait notre village à propos de notre cher rond-point. Vous en souvient-il ?

Notre association, qui a choisi l’œuvre de M. Plé pour emblème, s’est inquiétée de la négligence coupable du maire sortant et du silence qu’il opposait aux devis envoyés par l’artiste : notre Ramasseur de galets et son cheval ont besoin de soins.

Profitant de la venue de M. Plé dans la région, nous avons donc alerté la presse pour inciter l’équipe municipale à l’action. Et ça a marché ! — Enfin, nous l’avons naïvement cru.

Oui, M. Auber a promis que tout était déjà engagé, qu’il ne restait plus qu’à voter la somme nécessaire et que ce serait fait au prochain conseil municipal, à la fin du mois de février. Nous vous renvoyons à l’article paru dans le Havre Libre le 6 février : « La somme nécessaire sera votée par le conseil municipal. C’est la raison pour laquelle les travaux n’ont pas pu commencer. » Et des agents de s’activer dès le surlendemain pour nettoyer la statue…

Mais seulement, nous sommes en mars, le conseil municipal est passé… et il n’a pas été du tout fait mention de notre rond-point : aucun projet de réparation n’est en cours. Alors nous avons téléphoné au père du Ramasseur. M. Plé n’a eu aucune nouvelle de notre édile depuis sa visite, pas même un courrier de courtoisie.

Comment expliquer une telle dichotomie entre les paroles et les actes ?

De deux choses l’une (à moins que ce ne soit les deux).

1. Il n’y a plus d’argent dans les caisses et l’équipe sortante espère faire des économies de bout de chandelle en demandant à un autre prestataire que M. Plé de réparer notre rond-point, au mépris de toutes les garanties et du savoir-faire de l’artiste.

2. F. Auber a tenté de nous apaiser (artiste, journalistes et Saint Jouinais) en faisant des promesses qu’il savait ne pas pouvoir tenir ; il a alors escamoté la difficulté en comptant sur la faculté d’oubli des villageois et des gens de presse, pris dans le tourbillon du quotidien ou par les feux de l’actualité.

Seulement, les Saint Jouinais ne sont pas oublieux.

Au mois de janvier, nous tentions de distinguer le politique et le politicien. Et si notre association est née, c’est parce que les Saint Jouinais aspirent à tourner la page de l’action politicienne.

Nous rêvons, pour notre village, d’un maire courtois, respectueux de tous et homme de parole