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Canton 26 - Octeville sur mer

Bientôt les élections cantonales

Dans un mois, nous sommes appelés à voter pour nos représentants au département. Ils s’appelleront dorénavant des conseillers départementaux et non des conseillers généraux. 

Un nouveau canton

Ces élections départementales inaugurent bien des changements dans la vie politique locale, à commencer par le découpage des nouveaux cantons.

Notre commune fait partie du 26ème canton des 35 que compte la Seine-Maritime : il s’agit du canton d’Octeville sur Mer, qui comprend 31 communes (il regroupe les deux anciens cantons de Criquetot et Montivilliers).

Qui va-t-on élire ?

Parité oblige, nous devons élire deux conseillers départementaux, un homme et une femme et leurs 2 remplaçants. Les femmes représentaient 27.5 % des élus départementaux, elles seront  dorénavant 50 %.  

Le conseil départemental de la Seine-Maritime sera donc composé de 70 élus (contre 69 aujourd’hui).

Quels sont les candidats ?

Le site du ministère de l’intérieur est consultable pour notre canton et tous les autres. Cliquez sur l’image !

les candidats aux élections cantonales

On peut noter qu’il y a moins de candidats qu’en 2011. Pour rappel, voici les résultats de 2011 sur ce canton (source : Wikipedia, l’encyclopédie libre). Cliquez sur l’image !

résultats cantonales 2011

Quel est le mode de scrutin ?

Il s’agit d’un scrutin majoritaire binominal à deux tours. Si un binôme obtient plus de 50 % et  plus du ¼ des voix des électeurs, il sera élu au 1er tour.

Sinon, pourront se maintenir les candidats ayant obtenu plus de 12.5 % des voix des électeurs inscrits… Telle est la loi. Mais le spectre de l’abstention plane sur ces élections. Il est donc prévu que si un seul binôme (ou aucun) obtient le seuil de 12.5 %, les deux premiers qui auront récolté le plus de voix pourront se maintenir au second tour.

Notons que dans l’ancien canton de Criquetot, en 2011, l’abstention était un petit peu au-dessus de la moyenne nationale (un peu plus de 46 % au 1er tour).

Les missions du conseil départemental

Les enjeux de cette élection sont pourtant importants. Rappelons pour mémoire les principales compétences de cette collectivité territoriale :

  • l’action sociale  (enfance, personnes handicapées, personnes âgées, aide sociale)
  • éducation (construction et gestion des collèges)
  • aménagement du territoire (routes, ports, gestion de l’eau, aménagement foncier…)
  • culture (bibliothèques, musées, création artistique…)

Si vous voulez en savoir davantage, voici un lien qui vous mènera vers le dossier de presse préparé par le Ministère de l’Intérieur :

http://www.interieur.gouv.fr/Presse/Dossiers-de-presse/Elections-departementales-des-22-et-29-mars-2015

je suis charlie

« La liberté de l’information est celle qui permet de vérifier l’existence de toutes les autres » (libertés).

Voici pourquoi "Ensemble pour Saint Jouin Bruneval" tient à exprimer sa tristesse et sa solidarité.

Pour la liberté. Pour la pensée. Pour le rire. 

« Quand tu vas au théâtre et que tu vois une tragédie, tu t'identifies, tu participes, tu pleures, pleures, pleures, et quand tu rentres chez toi, tu dis : comme j'ai bien pleuré ce soir ! ». Et tu t'endors apaisé. Le propos politique a glissé sur toi comme l'eau sur une vitre. Pour rire, au contraire, il faut de l'intelligence, de la perspicacité. En riant, la bouche s'ouvre toute grande, mais aussi la cervelle, et les clous de la raison viennent s'y planter ! » ( Dario Fo, prix Nobel de littérature et grand dramaturge comique )

En hommage aux victimes, le dessin de Cabu que les Saint Jouinais connaissent bien.

Cabu

 

 

 

ÉLECTIONS DES SÉNATEURS 2014

Le 20 juin, le conseil municipal s’est réuni pour procéder à la désignation des grands électeurs pour les sénatoriales.

 Le renouvellement de la seconde moitié du Sénat aura lieu le dimanche 28 septembre prochain. Ce jour-là, 178 sénateurs seront élus au suffrage universel indirect, c'est-à-dire par un collège de grands électeurs.

 Ces grands électeurs doivent au préalable être désignés de même que leurs suppléants par les assemblées municipales au cours d'une séance que le décret 532 du 26 mai 2014 a fixée au vendredi 20 juin 2014.

 En premier lieu, seuls peuvent être élus délégués ou suppléants les conseillers municipaux et les électeurs inscrits sur la liste électorale de la commune.

 Dans les communes de 1000 habitants et plus (c’est le cas de la commune de Saint Jouin Bruneval), délégués et suppléants sont élus sur la même liste suivant le système de la représentation proportionnelle avec application de la règle de la plus forte moyenne. La répartition des mandats se fait grâce au quotient électoral obtenu en divisant le nombre de suffrages exprimés dans la commune par le nombre de mandats de délégués.

Allez voir la vidéo sur le site du sénat Qui sont les grands électeurs ?

 La commune de Saint Jouin Bruneval avec 19 élus municipaux devait désigner 5 grands électeurs et 3 suppléants. 4 grands électeurs de la liste majoritaire « J'aime mon Village » et 1 grand électeur de la liste d'opposition « Choisissons notre Avenir » ont été désignés et auront donc la tâche d'élire nos sénateurs lors du vote du 28 Septembre. 3 suppléants de la liste majoritaire « J'aime mon Village » ont également été désignés.

Pour en savoir plus, consultez le site dédié à ces élections : http://www.senat.fr/senatoriales2014/index.html

UNE NOUVELLE ASSOCIATION EST NÉE SUR LE LITTORAL

Selon les réponses à notre enquête, 71,5 % des agriculteurs de Saint Jouin Bruneval se sont dits préoccupés par le zonage de Natura 2000 dans le cadre de leur activité professionnelle. 

 Ce vendredi 9 mai, a eu lieu au Tilleul, une réunion organisée par l’Association « Protection du Droit du Patrimoine Privé et de la Santé » (APDPPS).

Le but de cette association, créée le 10 mars dernier, est «  de participer à l’élaboration des projets pouvant porter au droit du patrimoine privé et sensibilisant sur les enjeux socio-économiques, sur les problèmes de santé et de sécurité ».

Notre littoral (de Saint Jouin Bruneval à Étretat) rentre dans le zonage de plusieurs classifications :

  1. La loi du littoral
  2. Natura 2000 (120 propriétaires Saint Jouinais ont été recensés)
  3. Et peut-être bientôt à la demande d’Etretat «  grands sites de France »

Sous ces appellations, beaucoup d’enjeux sont à prendre en compte : économiques, touristiques, écologiques et patrimoniaux.

Pendant cette réunion, il a été surtout abordé le problème du zonage Natura 2000

M. REVET (sénateur), M. Lethuillier (guide naturaliste au conservatoire du littoral et maire de La Poterie Cap d’Antifer), M. Fihu (ancien président de la chambre d’agriculture de la Seine Maritime) et Guillaume Burel (Président des jeunes agriculteurs de la Seine Maritime) avaient répondu à l’invitation de Mme Edith HANIN, présidente de l’association.

 Les Diverses Problématiques de Natura 2000

Le droit de propriété n’est plus que « théorique » : les collectivités pourront en effet préempter en cas de cession d’un bien immobilier dans la zone Natura 2000 (bois, foncier bâti et non bâti).

De plus, en cas de travaux, par exemple sur une maison, il faudra obligatoirement fournir une étude de pré-incidence pour l’octroi de l’autorisation de travaux. Or, ces incidences viennent baisser la valeur des fonciers bâti ou non bâti.Ce millefeuilles d'incidences repoussera en effet les acquéreurs et, par ce fait, dévaluera les biens.

Les agriculteurs sont touchés par la classification de notre littoral car bien des contraintes s’imposent à eux dans l’exercice de leur métier : refus de prêts bancaires, refus de permis de construire, etc.

L’extension de la zone Natura 2000

Actuellement, toute la valleuse de Bruneval est classée Natura 2000.

En 2011, alors qu’il était conseiller municipal de la Poterie Cap d’Antifer et guide au conservatoire du littoral M. C. Lethuillier a demandé aux pouvoirs publics d’étendre la zone Natura 2000. Les pouvoirs publics ont alors prié les municipalités de délibérer sur le bien-fondé d’une zone Natura 2000 en concertation avec les personnes concernées (propriétaires, agriculteurs etc.). Sans réponse sous 2 mois des municipalités, l’État suppose que la zone Natura 2000 est acceptée. Les communes de Saint Jouin Bruneval et La Poterie Cap d’Antifer n’ont pas délibéré et n’ont réalisé aucune concertation avec les habitants.

Nonobstant les potentiels enjeux écologiques et touristiques qu’apportera Natura 2000, sont mis à mal les droits des propriétaires concernés, l’outil de travail des agriculteurs et la démocratie.

Pour contacter cette association : Mme Edith HANIN - 70 chemin des Cervains 76790 LE TILLEUL apdpps76@orange.fr

Natura 2000 : un zonage qui interroge

Natura 2000 : un zonage qui interroge

 

 

 

 

ÉTONNANT, NON ?

Les résultats des élections du bureau du nouveau conseil communautaire ont fait couler beaucoup d’encre cette semaine (cf. page « dans la presse ») ; une encre parfois teintée de fiel. Et comme Monsieur Cyclopède, nous avons souvent envie de nous exclamer : « étonnant, non ? »

Ne serait pas respectée la « « démocratie représentative qu’ont choisie les habitants de la commune ».  La démocratie représentative aurait été « choisie » par Saint Jouin Bruneval. Nous pensions qu’elle était le régime de toute la France. Etonnant, non ?

Et suffrages direct et indirect sont deux modes de scrutin tout aussi légitimes pour désigner dans notre pays nos représentants. Le maire est d’ailleurs le 1er élu choisi par suffrage indirect. Serait-il moins légitime que les conseillers élus au suffrage direct ?

Direct ou indirect, il s’agit d’élections et non de nominations. Et à ce jeu électif, parfois on gagne parfois on perd. Prétendre être démocrate et accuser de « sectarisme » les personnes qui n’ont pas voté pour soi… étonnant, non ?

Enfin, François Auber se fait le chantre de « l’esprit communautaire ». « Esprit communautaire » qui rime avec des motions au ton vindicatif et avec un désintérêt manifeste : en 2013, quand les statuts de la communauté de communes ont évolué et que de nouvelles compétences ont été transférées, le maire n’a pas pris la peine d’en informer son conseil municipal ni d’en délibérer avec lui, contrairement à la majorité des communes concernées. Etonnant, non ? 

CONSEIL MUNICIPAL DU 17 AVRIL 2014 : QUELS RESSORTS POUR L’AVENIR ?

Nous vous avons rapporté hier les délibérations concernant le budget primitif et  l’étonnante procédure pour vendre l’ancienne mairie. Aujourd’hui,  il nous reste encore bien des éléments à présenter pour compléter notre compte rendu de cette réunion du 17 avril.

Constitution des commissions et désignation des délégués

Figuraient aussi à l’ordre du jour la constitution des commissions et la désignation des délégués de la commune auprès des différents syndicats.

Ont été nommés (après un vote à bulletin secret à la proportionnelle et au plus fort reste) à la Commission d’appel d’offre : Olivier Henry, Noëlle Leveau et Michèle Lesauvage. Les trois suppléants sont Philippe Vallin, Virginie Walbrou et Caroline Vain. En revanche, la constitution de la commission spécifique à la concession d’aménagement n’était pas à l’ordre du jour.

Présidé par le maire, le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) sera constitué de 5 membres élus et 5 membres désignés. Ont été élues, sur le même mode de scrutin, les cinq personnes suivantes : Blaise Alleaume, Noëlle Leveau, Frédérique Ratte, Philippe Vallin et Caroline Vain.

En ce qui concerne la désignation des délégués auprès des syndicats : Philippe Vallin est nommé auprès des Bassins Versants de la Lézarde et auprès du syndicat électrique.

Délégations consenties au maire : des décisions dangereuses ?

Ont été mises aussi en débat les délégations que le Conseil Municipal consentait au maire pour faciliter la gestion quotidienne de la commune. A priori rien de surprenant : l’article L2122-22 du CGCT (Code Général des Collectivités Territoriales) a largement inspiré la proposition. À deux exceptions près… et pas des moindres.

L’alinéa 3 se présente ainsi : le maire peut être chargé « de procéder, dans les limites fixées par le conseil municipal, à la réalisation des emprunts destinés au financement des investissements prévus par le budget… »… François Auber a enlevé la mention « dans les limites fixées par le conseil municipal ».  Pas de limites donc pour le maire de Saint-Jouin Bruneval.

Et, l’alinéa 20 précise qu’il peut  «  réaliser les lignes de trésorerie sur la base d'un montant maximum autorisé par le conseil municipal » : ces limites ont été fixées à 500 000 euros par année civile (Oui, cinq cent mille euros…). Patrice Delamare, Christian Poupel, Caroline Vain et Michèle Lesauvage ont souligné combien il était dangereux de signer comme une sorte de « chèque en blanc », pour six ans, à une seule personne et de se priver de toute capacité d’action. François Auber a vite clos le débat et la décision a été adoptée à 15 voix sur 19.

Un achat de parcelles discutable et diverses mesures

A été voté aussi l’achat de deux parcelles dans le centre bourg : tout le monde n’en a pas compris l’intérêt pour la collectivité.

Puis ont été déléguées au maire les compétences pour recruter des personnes dans le cadre du service civique et d’un contrat d’emploi-aidé chargées de s’occuper de communication et d’animation.

Un journal municipal fermé à tout pluralisme

Enfin, les membres de l’opposition ont demandé si un espace d’expression leur serait réservé dans le journal municipal. François Auber a répondu qu’aucune loi ne l’y obligeait puisque la commune compte moins de 3500 habitants. En effet, rien ne contraint un maire à se montrer ouvert et respectueux du jeu démocratique.

Nous sommes simplement très étonnés : c’est le même élu qui se plaint dans les journaux d’être victime de « sectarisme » et qui refuse un droit d’expression élémentaire aux quatre conseillers de l’opposition

LE BUDGET COMMUNAL

Aujourd’hui, nous avons bénéficié des explications de Patrice Delamare sur la situation financière de Saint Jouin Bruneval. D’aucuns pourraient dire : « oh ! c’est trop compliqué », ou encore : « les chiffres, chacun dit ce qu’il veut »…  Alors nous dirions : non et non !

Un budget communal ce n’est pas si compliqué à comprendre. C’est surtout une question de vocabulaire. Quant aux chiffres, ils sont vérifiables. L’État offre de plus en plus de données par Internet et il existe en mairie des documents que tout un chacun peut demander et consulter.

Téléchargez le document sur les finances de Saint Jouin Bruneval

Téléchargez le compte administratif 2012 Saint Jouin Bruneval

Téléchargez le BP 2013 Saint Jouin Bruneval

Le budget communal : qui fait quoi ?

C’est bien sûr le socle sur lequel reposent toutes les actions de la collectivité. Il est élaboré par le maire et voté par le Conseil Municipal (article 2312-1 du code général des collectivités territoriales). Le Conseil peut, s’il le souhaite, modifier le projet présenté par le maire ou lui demander un nouveau projet. Ce budget est aussi contrôlé par l’État. L’objectif de ce contrôle est d’assurer le respect des règles applicables à l’élaboration, l’adoption et l’exécution des budgets des communes. Il n’y a pas de contrôle par exemple sur les conséquences pour le contribuable des choix financiers votés par la commune. Un budget communal n’est donc pas exempt de reproches sous prétexte qu’il a été contrôlé par le Trésor Public ou la Préfecture.

Le budget communal : le calendrier

Un budget se prévoit, s’ajuste et se valide. Il existe trois étapes pour élaborer le projet.

1. La prévision : c’est le budget primitif. C’est le budget prévisionnel pour l’année en cours. Il doit être présenté avant le 15 avril par le maire et voté par le conseil municipal (en cas d’élection municipale, le vote est repoussé au plus tard le 30 avril). C’est par ce budget qu’on fixe le montant des impôts. On comprend l’étonnement de Patrice Delamare quand l’équipe sortante fixe le montant des impôts au dernier conseil municipal alors qu’elle n’a pas voté le budget primitif…

2. Les décisions modificatives. On ne peut pas tout prévoir exactement. Au cours de l’année,  on peut donc opérer des ajustements. 

3. Le bilan : c’est le compte administratif. Il s’agit de constater exactement les dépenses et les recettes. Il permet donc de vérifier et contrôler la gestion de la commune. Le Conseil municipal doit le voter dans les six mois qui suivent la fin de l’année en question (jusqu’au 30 juin 2014 pour le budget 2013). Si la commune n’a pas encore payé toutes les factures, elles seront alors reportées sur l’année d’après. C’est le cas pour le dernier compte administratif voté en février 2014 : en 2014, il restera à payer 2 116 000 € de dépenses prévues au budget 2013 et à encaisser 1 845 000 € soit un déficit pour les restes à réaliser de 271 000 € (à financer sur le budget primitif 2014) on comprend donc pourquoi les chiffres affichés par l’équipe sortante sont si bons. 

De quoi est composé un budget communal ?

Il est divisé en deux parties : une partie « fonctionnement » et une partie « investissement ». Un schéma vaut peut-être mieux que des mots.

Le budget d'une commune

 

cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

 

 

 

Les recettes sont normalement supérieures aux dépenses : l’argent dégagé (= l’excédent de fonctionnement) permet de financer des investissements.

Pour ceux qui souhaiteraient une explication en images : http://www.canal-.tv/video/dessine_moi_l_eco/l_elaboration_du_budget_d_une_commune.13678

Nous avons aussi les comptes administratifs de 2007 à 2011 en version papier : nous les tenons à votre disposition si vous le souhaitez. Voyez aussi notre page consacrée aux liens : vous en trouverez un de particulièrement intéressant sur la question. 

ET SI ON PARLAIT D’INTERCOMMUNALITE ?

Des conseillers communautaires élus pour la 1ère fois au suffrage direct.

Il ne faut pas oublier que dimanche prochain, nous votons pour élire nos conseillers municipaux mais aussi pour choisir nos conseillers communautaires.

C’est la première fois que ces conseillers communautaires seront élus au suffrage direct. Auparavant, ils étaient désignés par le conseil municipal. Mais comme un nombre croissant de compétences est dévolu aux structures intercommunales, la loi du 17 avril 2013 a modifié les règles de désignation afin d’asseoir leur légitimité démocratique.

Donc dimanche 23 mars, à Saint Jouin Bruneval, nous voterons pour trois conseillers communautaires et un remplaçant. Les deux listes (celle pour le conseil municipal et celle pour les conseillers communautaires) figurent sur le même bulletin.

Mais beaucoup d’entre nous n’ont finalement qu’une idée vague de cette communauté de communes  à laquelle notre village appartient. Il s’agit de la Communauté de Communes de Criquetot l’Esneval : créée en 2001, elle englobe 21 communes sur une superficie d’environ 135 km2

Qu’est-ce qu’une communauté de communes ?

C’est ce qu’on appelle un ECPI (établissement public de coopération intercommunale) et non une collectivité territoriale.

Quelle est la différence ? C’est que les ECPI détiennent des compétences spécialisées, inscrites dans leurs statuts, alors que les collectivités territoriales (comme les communes ou des départements…) ont des compétences générales dont certaines sont définies par la loi.

Concrètement, les communautés de communes exercent deux compétences obligatoires : l’aménagement de l’espace et les actions de développement économique. Elles doivent, en outre, choisir 3 compétences optionnelles parmi 7 prévues par la loi.  

Les compétences transférées à la communauté de communes ne peuvent plus être exercées par les communes.   

Quelles sont les compétences de la communauté de communes de Criquetot l’Esneval ?

Outre les deux compétences obligatoires, la communauté de Criquetot détient les compétences suivantes :

  •  la protection et la mise en valeur de l’environnement ;
  •  la construction, l’entretien et le fonctionnement d’équipements culturels et sportifs, et d’équipements de l’enseignement préélémentaire et élémentaire.

Trois compétences récentes ont été votées :

  • la gestion des déchets  déjà exercée par la communauté de communes est complétée notamment par la notion de valorisation dans un souci de développement durable ;
  • la gestion du site du phare d’Antifer ;
  • la construction et la gestion d’une maison médicale.

Ces sujets ont fait l’objet de débats dans les dernières semaines et vous en avez peut-être eu l’écho dans les journaux.

Le Conseil communautaire

Il doit se réunir au moins une fois par trimestre. Le président est élu au scrutin secret à la majorité absolue. Mais si, au bout de deux tours, aucun candidat n’obtient cette majorité, alors ce sera la majorité relative qui le désignera, au troisième tour.

Ensuite, peuvent être élus plusieurs vice-présidents.

Voici donc quelques informations pour éclairer le vote de dimanche prochain. Nous ne manquerons pas de les enrichir dans les semaines à venir, afin de comprendre les enjeux de l’intercommunalité et des débats qui traversent notre communauté de communes. C’est en effet un enjeu important et il est dommage que, contrairement à la majorité des communes concernées, le Conseil Municipal sortant n’ait jamais délibéré sur la modification des statuts et  le dernier transfert de compétences (2013) : encore une occasion manquée d’informer les habitants. 

Téléchargez les statuts de la communauté de communes de criquetot

Politique et politicien

La politique expliquée à ma fille

En cette période pré-électorale, les enfants entendent beaucoup parler de politique. Certains mots vont et viennent dans les médias ou les conversations des parents. Du coup, hier soir, alors que je venais faire un dernier baiser à ma fille avant le coucher,  elle me dit :

« Dis, c’est quoi la différence entre un politique et un politicien ? 

– La différence entre un homme politique et un politicien ? À cette heure-ci ?

– Oui, Papa a dit tout à l’heure qu’il ne souhaitait pas un politicien à la mairie de notre village.

– Ça oui !

– Oui, mais c’est quoi la différence entre un homme politique et un politicien ? »

Bien, puisque j’avais déjà raté le début du téléfilm, autant prendre le temps de faire une leçon d’éducation civique…

«  Vois-tu, un homme politique, c’est quelqu’un de bien. Il va consacrer de son temps aux autres. Le politicien, lui, s’occupe de lui, de sa carrière.

– Comment ça ?

– Le politicien est un professionnel de la politique. Il en a fait son métier. Il ne fait que cela. L’homme politique, lui, appartient toujours à la société civile : comme tout le monde, il a un métier, des collègues…

– Il a le temps de faire les deux ?

– Bah, s’il est ministre, non. Mais quand on est maire d’un village de moins de 2000 habitants, on peut, oui. On peut être agriculteur, menuisier, ou principal de collège par exemple. Et l’avantage, c’est qu’on ne se coupe pas du quotidien des gens, vois-tu. Et on reste libre.

– Il y a d’autres différences ?

– Bien sûr ! Le politicien, lui, ne respecte pas ses électeurs. Par exemple, un candidat se présente sur une liste sans étiquette politique ; il est élu. Mais pendant son mandat il s’affilie à un parti ; eh bien ça, c’est manquer de considération pour ses électeurs.

– C’est vrai, c’est pas réglo.

– Bah oui. En plus, l’homme politique, lui, utilise le langage pour convaincre les gens, mais il s’appuie sur des valeurs qui sont les siennes, il est sincère. En revanche, chez le politicien, il n’y pas de cohérence entre son discours et ses actes.

– C’est-à-dire ?

– Par exemple, un politicien va invoquer des grandes figures humanistes, comme Nelson Mandela mais fera le contraire de ce qu’il dit. Par exemple, il prendra ses décisions seul, ou avec une poignée de personnes, sans concertation avec les habitants.  Et pourtant, que disait son prétendu modèle ? «Ce qui est fait pour nous sans nous est fait contre nous ».

– C’est super beau, ça !

– Oui, c’est la démocratie participative… Mais revenons à notre politicien. Il va parler de valeurs humaines… pourtant il utilisera la justice non pour la justice mais comme un instrument au service de ses intérêts partisans. Il est capable ainsi de parler de « coups juridiques ». De même, la loi, c’est fait pour quoi ?

-Bah… euh…  fixer des règles pour la société, non ? Et protéger les citoyens.

– Voilà ! Alors quand un politicien instrumentalise la loi pour se dérober ou pour esquiver des problèmes, que faut-il en penser ?

– Bah, je sais pas moi. Tu as un exemple ?

– Oui. Chaque citoyen a le droit de contrôler l’action des élus locaux. Pour ça, il a le droit de demander tout document qui rend compte des actions de Conseil Municipal, comme  une copie d’un compte administratif.  Le maire a le devoir de communiquer ces informations. La loi lui donne un mois pour le faire. S’il attend le dernier moment pour transmettre le document ou s’il attend qu’on saisisse une instance pour l’obliger à le faire…  crois-tu que ça, c’est être au service des gens ?

– Bah non.

– Voilà ! parce qu’il a obtenu la majorité des voix à un moment donné, il croit que tous les autres doivent se soumettre. Tout compromis semble méprisable. Et il a souvent recours à la stratégie qui consiste à ne dire qu’une partie des choses et à occulter le reste. Par exemple, il ne donne que certains chiffres ou qu’une partie des décisions du Conseil Municipal. Et toute cette stratégie coûte très cher : le budget « communication » d’un politicien est souvent impressionnant !

– Eh bien ! Je comprends mieux maintenant. Mais, dis-moi, tu n’as pas raté ton téléfilm là ?

– Si, mais j’ai gagné un beau moment avec ma fille ! »