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Très chère cale de mise à l’eau

20170214_122827 - Copie

Le maire souhaite l’aménagement d’une cale de mise à l’eau. Effectivement, c’est un engagement qu’il a pris lors de la dernière campagne municipale. La liste « Choisissons notre avenir » portait également cet engagement, mais le positionnait plutôt au niveau de l’intercommunalité et non de la commune. En effet, cet investissement ne semble pas raisonnable pour le seul village de Saint-Jouin.

 Le projet est découpé en deux phases : la phase numéro un (1 272 789.18 €  TTC) concerne l’accès à la mer et la phase numéro deux (1791 488.4€ TTC) le stockage à terre. 

Pour l'ensemble du projet cela représente un coût total de 3 064 277.5€ TTC.
 
Vous pouvez découvrir les coûts du projet ci-dessous :

 

 

Dépenses TTC

 

Recettes TTC

Phase 1 :

Aménagement de la mise à l’eau

Equipements de stockage et de manutention

Surveillance et gestion des accès

Aléa travaux (20%)

Honoraire maîtrise d’œuvre et études (15%)

 

650 000€

47 800€

20 000€

70 500€

157 660€

118 245€

Phase 1 :

Région

Département

GPMH

Commune

Etat

 

143 000€

130 000€

100 000€

899 789,18€

100 000€

Sous total phase 1 TTC

1 272 789.18€

 

1 272 789.18€

Phase 2 :

Equipements de stockage et de manutention

Aménagement des espaces à terre

Aléa travaux (20%)

Honoraire maîtrise d’œuvre et études (15%)

 

472 000€

690 000€

232 400€

103 500€

Phase 2 :

Etat

 

?

 

113 167.14€

 

1 678 321.26€

Sous total phase 2 TTC

1 791 488.4€

 

1 791 488.4€

Total du projet TTC

3 064 277.5€

 

3 064 277.5€


  On remarque que la commune a prévu d’investir près de 900 000 € pour la phase un, c’est-à-dire l’accès à la mer.

Chers usagers, ce qu’il faut savoir c’est que l’accès à la mer sera payant et que l’accès via la plage sera interdit à tout véhicule. Ainsi, ou les utilisateurs de la cale de mise à l'eau paieront, ou ils n’auront pas accès à la mer. C’est ce que le maire a déclaré au Conseil Municipal du 13 octobre 2016 et réaffirmé lors du conseil municipal du 15 décembre 2016.

Quid de l’inquiétude exprimée par des usagers très réguliers, d’engins de plage légers (type canoë), lors d'une réunion de présentation du projet organisée par la mairie il y a quelques années ? Le coup de pagaie risque d'avoir un goût salé. (ex: cale de mise à l'eau de Fécamp : 10 €).

On remarque aussi que pour la deuxième phase le budget est loin d'être équilibré. En effet, la région et le département notamment ont fait savoir qu'ils ne participeraient pas.


 

Autorisation d’exproprier votée le 9 février 2017

Le conseil municipal de Saint Jouin Bruneval s’est réuni le jeudi 9 février 2017.

En préambule de celui-ci une personne de la SHEMA (SOCIETE HEROUVILLAISE D'ECONOMIE MIXTE POUR L'AMENAGEMENT) présente le projet d’aménagement du Clos des Courlis. Nous pouvons découvrir la zone concernée avec le plan topographique (055).

Cinq propriétaires, en plus de la commune qui a une parcelle, sont concernés, comme le montre plan parcellaire.

Le maire et son fidèle adjoint ont tenté de convaincre l’ensemble du conseil municipal qu’il est préférable de faire un projet d’urbanisation, pour ne pas avoir d’"urbanisation sauvage". Toutes les personnes qui ont déposé un permis de construire ou une demande de travaux lorsque celles-ci ont été acceptées savent bien qu’on ne fait surtout pas n’importe quoi, non ?

 Cependant, dans l’immédiat, il s’agit de faire le projet en deux phases et d’acquérir le terrain de monsieur Crochemore.

Les propriétaires vont devoir céder leur terrain quoi qu’il arrive.

Soit ils sont d’accord et tout va bien se passer, mais… s’il y a désaccord ce sera moins drôle. La représentante de la SHEMA a indiqué qu’elle devait avoir une déclaration d’utilité publique pour pouvoir exproprier au besoin. En effet, elle a précisé que les terrains ne devaient pas être trop chers : l’opération doit être équilibrée au minimum.  Ainsi, si le propriétaire veut vendre à un prix trop élevé,  il sera exproprié et, s'il est taxable sur la plus-value,  devra réinvestir au moins 90% de la somme. Dans ce dernier cas, c’est la double peine.

Si le propriétaire ne veut pas vendre il sera également exproprié.

Délibération 01/2017 – Cœur de bourg Clos des Courlis : lancement de la procédure de déclaration d’utilité publique.

La création de ce nouveau cœur de bourg Les Courlis implique la réalisation d’un certain nombre de constructions nouvelles sur des terrains n’appartenant ni à la Commune (c’est faux car il y a une parcelle qui appartient à la commune), ni à la SHEMA.

Pour que ce projet puisse être de façon certaine mené à bien, il est donc nécessaire qu’il soit possible de recourir à une procédure de déclaration d’utilité publique pour la réalisation des travaux et les acquisitions nécessaires dans le périmètre du projet (Cette déclaration d’utilité publique permet d’exproprier). 

La présente délibération a donc pour but de solliciter auprès du Préfet de Seine Maritime l’ouverture d’une enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique du projet des Courlis.

Une fois l’enquête réalisée et une fois cette déclaration d’utilité publique prise au bénéfice de la SHEMA, celle-ci permettra le cas échéant de solliciter une ordonnance d’expropriation pour permettre à la SHEMA de se rendre propriétaire des biens indispensables à la réalisation de l’opération que les actuels propriétaires ne souhaiteraient pas lui céder amiablement et pour lesquels aucun accord ne pourrait être trouvé  délibération 01-2017.

L’argument du projet global ne tient pas, car la commune aurait pu préempter ces terrains et donc les acheter lorsque les propriétaires auraient été vendeurs. Humainement cette démarche aurait été plus raisonnable et respectueuse. Dans le cas actuel, tous les propriétaire vont devoir céder leur terrain et au prix que la SHEMA jugera raisonnable.

Cette délibération a été adoptée à la majorité. 

LETTRES OUVERTES ET URBANISME…

Nous évoquions le 9 mars la lettre ouverte que Patrice Delamare a envoyée au maire sortant à propos des projets d’aménagement de notre village. La réponse ne s’est pas fait attendre et nous en avons trouvé également la copie dans nos boîtes aux lettres.

Cette lettre est rédigée sur un ton fort acerbe pour répondre à un courrier très courtois. Mais occupons-nous plutôt d’urbanisme que de psychologie…

Quelques éléments chronologiques

François Auber commence par rappeler quelques éléments chronologiques : le 3 juin 2013 le conseil municipal a donné au maire le pouvoir de lancer une consultation pour choisir un lotisseur. Mais le PLU n’a été adopté que le 13 juillet 2013.

Des risques financiers indéniables

Par ailleurs, le guide de concession d'aménagement stipule que les risques financiers sont assumés selon le type de concession soit par l'aménageur, soit par l'aménageur et la collectivité locale. François Auber précise, quant à lui, que le traité de concession  ne prévoit nullement une participation financière de la commune. Cela va sans dire à ce stade du processus : aujourd'hui nous ne sommes que dans le cadre du dossier de candidature. C’est la période de chiffrage des offres. C’est quand le traité de concession sera signé (dans les semaines à venir)  que la participation de la commune sera précisée.

La question est la suivante : la vente des terrains équilibrera-t-elle l'aménagement de l'ensemble du site et l'achat initial du foncier ?

L’expérience nous enseigne que si le budget n’est pas bouclé, c’est la collectivité locale qui devra l’équilibrer : cette situation n’est pas si rare…

Et, même en cas de parfait équilibre, nous doutons fort que l’aménageur, qui aura pris à sa charge de nouveaux équipements publics, s’engage aussi à en assumer toutes les dépenses d’entretien. Nous ne pensons pas non plus qu’il prenne aussi à sa charge les travaux nécessaires autour de ce secteur pour permettre un trafic bien plus dense de véhicules (à la campagne, bien des ménages disposent de deux véhicules). Et nous nous demandons s’il s’engage aussi à aménager la station d’épuration pour de nouveaux logements ou encore, comme elle le soutient, la structure sportive promise par la municipalité sortante.

Un article du code de l’urbanisme fort inquiétant

En ce qui concerne la notion d’« expropriation », nous n’imaginons même pas que l’équipe municipale d’un petit village  puisse avoir l’« intention » d’exproprier les habitants. L’inquiétude de la liste « Choisissons notre avenir » (et la nôtre !) est la suivante : l’appel d’offre fait référence à l’article L300-4 qui stipule la possibilité de l’expropriation (Téléchargez l'article L 300-4 du code de l'urbanisme ). 

Un débat crucial

La démocratie commence par l’information et la discussion. Nous sommes ravis que la campagne électorale soit traversée par un débat sur l’urbanisme. François Auber a l’expérience d’un mandat municipal et, par sa profession, Patrice Delamare est d’abord un gestionnaire : les marchés publics lui sont familiers. Pour notre part, nous tentons, modestement, de contribuer à la discussion.

L’important est d’avoir tous les éléments qui nous permettent de nous forger une opinion. 

LE CHOC DES PHOTOS ?

Faire voir : tout est là. Les mots peuvent mentir. L’électeur se méfie des mots qu’on répète, qu’on s’approprie parce qu’on sait qu’ils peuvent plaire.

Mais l’image, elle, ne ment pas : on pense qu’elle est la réalité, qu’elle est la vérité. On a tellement confiance en ce que nos yeux ont vu qu’on doit faire des efforts pour garder l’esprit critique.

Les professionnels de la « com » en politique (c’est à dessein que nous employons cette abréviation critique pour distinguer la « com » de la vraie communication) l’ont bien compris. Ainsi voit-on fleurir les photographies dans leurs documents de campagne, notamment dans leurs bilans — quand ils briguent un nouveau mandat.

Saint-Jouin Bruneval n’a pas échappé à ce genre de rétrospective en images : dans le bilan de l’équipe sortante,  on a vu maints clichés pour « prouver » que les actes suivaient les paroles ; on a même eu droit à des avant/ après pour « attester » du travail fourni.

Mais, encore une fois, l’image ne démontre rien du tout. Elle n’est que représentation d’une réalité, elle n’est qu’un point de vue. La preuve :

photo décembre parking plagephoto décembre plateforme camping car

 

 

 

 

 

 

 

Ce sont des images prises au mois de décembre 2013. Bien après 2008, donc. 

Ou encore :

plafond vestiaires du foot

      vestiaires du foot       

 

 

 

 

 

Ce sont des photographies des vestiaires du club de foot (elles datent de la semaine dernière). On aurait pu en donner de semblables de la salle de danse (pas si rutilantes que la vignette présentée dans le bilan dont nous parlions).

Qu’est-ce que cela signifie ? Ni les unes ni les autres ne mentent ni ne disent la vérité. Les photographies ne sont pas des preuves. Et c’est d’autant plus vrai aujourd’hui que tout un chacun peut les manipuler avec un simple logiciel de retouche d’images…

En communication politique, les images ne sont que des arguments discutables ou des illustrations. La question à se poser est celle-ci : pourquoi nous montre-t-on cela ? 

LA MARCHE DES HAMEAUX OUBLIÉS

Demain, dimanche 16 février, nous allons nous retrouver pour la Marche des hameaux oubliés et rappeler que Saint Jouin Bruneval, c’est une plage, un centre bourg, mais aussi des champs, des prés, des chemins, des hameaux. Nous souhaitons rappeler que Saint Jouin Bruneval est à la campagne

… et rappeler en passant qu’Alphonse Allais était un humoriste, et non un urbaniste. Ne prenez donc pas au pied de la lettre sa  recommandation de « construire les villes à la campagne parce que l’air y est plus pur ».

Trêve de plaisanterie. Pensons que la marche peut être un moyen de locomotion, un loisir, une action politique. Mais une marche, c’est aussi un degré d’un escalier qui nous permet de monter, d’aller plus haut. La marche, c’est aussi le mouvement, la progression.

« La marche est un acte de résistance privilégiant la lenteur, la disponibilité, la conversation, le silence, la curiosité, l'amitié » dit David Le Breton dans son Eloge de la marche.  

Alors, demain matin, chers Saint-Jouinais, marchons !

Et ceux qui ne le peuvent pas pourront toujours nous rejoindre à 12 h 00 sur la place Claude Cheinisse. Ce sera l'occasion aussi de nous remettre le questionnaire : nous avons prévu une petite boîte pour cela.