Des vœux dans la pure tradition…

Quels échos de la cérémonie des vœux organisée le vendredi 16 janvier ?

Le début du rassemblement ?

Au lendemain de la tuerie qui a été perpétrée dans les locaux de Charlie Hebdo, le maire de Saint Jouin Bruneval, plutôt qu’une minute de silence à la mémoire des victimes des attentats, a proposé de partager des dessins. Nous louons l’amorce de rassemblement effectué en invitant tout le conseil sur l’estrade et en partageant ce moment de citoyenneté. Malheureusement cet élan a été gâché par des remarques acerbes dans le discours.

Un territoire rétréci ?

Plusieurs projets ont été présentés par le maire à la population : aménagement d’un local pour accueillir un service de santé, agrandissement de la restauration scolaire, réfection du presbytère, création de chemins piétons, création d’un court de tennis sur l’actuel terrain de football et création d’une cale de mise à l’eau et d’un port à sec.

Mais de manière très étonnante nous n’avons pas entendu parler ni d’éducation, ni d’associations, ni des aînés ni des hameaux par exemple. Comme toujours, Saint Jouin est réduit à son centre bourg et à la plage.

Une défaite difficile à avaler ?

S’engager en politique, c’est respecter les autres, soi-même et les différents organes décisionnaires. Le maire de Saint Jouin Bruneval semble avoir la rancune tenace et de ne pas accepter la défaite, car il a regretté le manque de démocratie dans le scrutin du conseil communautaire et déploré de n’avoir pas été élu vice-président de la communauté de communes.

C’est un scrutin uninominal qui est appliqué lors de l’élection des vice-présidents des communautés de communes.

Même s’il ne plaît pas à François Auber, le scrutin est on ne peut plus démocratique : chaque conseiller vote en son âme et conscience. Nous imaginons que s’il avait été élu, il n’aurait pas contesté… D’ailleurs, il n’avait pas critiqué ce mode de scrutin lors de la précédente mandature.

Une collectivité bien pratique…

La Communauté de communes semble être à François Auber ce que l’Europe est à la France : un bouc émissaire. Quelque chose ne va pas ? C’est la faute de la communauté de communes ! Quelque chose va bien ? C’est grâce à moi !

En effet, le mode de prélèvement de la taxe des ordures ménagères va évoluer pour être indexé sur l’imposition foncière. Mais des chiffres inexacts ont été communiqués à la population. Parallèlement, nous regrettons que les documents remis en Mairie par la communauté de communes sur les ordures ménagères ne soient pas diffusés à la population comme demandé.

Évidemment dans ce contexte la communauté de commune a été sévèrement critiquée par le Maire, mais en même temps il compte bien sur celle-ci pour bénéficier d’un relais d’assistante maternelle, d’une présence médicale et surtout pour financer la cale de mise à l’eau et le port à sec.

Une députée ouverte au dialogue

Soulignons les propos de Mme Grelier qui s’est dit prête à rencontrer le conseil municipal dans toute sa pluralité. Nous espérons que le maire suivra l’exemple de notre députée et reconnaisse enfin la pluralité des représentants de son conseil municipal. Enfin, notre députée a rappelé l’importance de travailler au niveau communautaire et dans l’intérêt du territoire.