Archives pour la catégorie patrimoine

CHÉRIE, J’AI RÉTRÉCI L’OPÉRATION BITING !

Dans la série « Chérie, j’ai rétréci… », voici à présent l’épisode n°2.

Dimanche matin 23 février 2014. La matinée est belle et douce : pas de vent, pas de pluie, pas d’orage. Nous nous réjouissons : enfin, nous allons commémorer l’opération biting au sec ! Nous sommes sûrs de jouir du formidable spectacle des parachutistes.

Curieux détail cependant : où se sont donc garés les gens ? On ne voit pratiquement pas de véhicule. Nous nous avançons, inquiets pour la réussite de la manifestation : si peu de personnes se seraient déplacées pour la cérémonie ? Mais nous continuons, confiants dans l’agenda du bulletin municipal qui annonçait le début de la cérémonie pour 10 h 00.

Nous avançons… il faut bien se rendre à l’évidence : il n’y a presque  personne. Nous croisons un porte-drapeau, M. Geulin, le représentant de la France Libre, et un Harfleurais. Pas de maire, ni aucun membre du mini conseil municipal.

Nous souhaitons quand même en profiter pour lire "le grand livre à ciel ouvert" : hélas ! la moitié des panneaux a disparu ! 

Opération biting rétrécie - 23/02/2014

Opération biting rétrécie 2 - 23/02/2014

 

      Est-ce possible ? Après le conseil,  serait-ce l’opération biting qui se ratatine ?

 

 

 

Dépités, nous rebroussons chemin. Enfin quelqu’un ! Le frère du président de l’association « André Haraux » vient à notre rencontre et il nous désigne le coupable : le journal Le Courrier Cauchois se serait trompé dans les dates et a annoncé la cérémonie une semaine trop tôt.  La manifestation annoncée aura bien lieu, la semaine prochaine, « le dernier dimanche du mois de février comme les autres années qui sera en fait le premier du mois de mars » ( ?!)

agenda bulletin municipal pr Chéri j'ai rétréci l'opération B...

article bulletin municipal opération biting

Un peu perdus, nous quittons le hameau.

En effet, nous avons lu l’article en question vendredi. Mais cela fait bien plus longtemps que la cérémonie était inscrite à notre agenda : c’est la municipalité elle-même qui a annoncé qu'elle était programmée le 23 février : sur la dernière page de son « bulletin d’information », dans l’agenda (à droite ci-contre)

.. et en page 2. Ce n’est pas la seule erreur que nous relevons d'ailleurs : pour illustrer l’article sur « l’opération biting », une photo, ainsi légendée : "Jean-Louis Coquerel, président de l’association André Haraux au mémorial". Sauf que… sur la photo, ce n'est pas  Jean-Louis Coquerel, mais bien le président, son frère. (à gauche ci-contre).

Si vous souhaitez lire les textes, cliquez sur les images. 

Tant de confusion laisse pantois.

Mais bon, on peut comprendre : la fatigue, le stress, le manque de conseillers pour relire le bulletin… on sait bien que Saint Jouin Bruneval présente d’étranges symptômes de rétrécissement sporadique. Les spécialistes diagnostiquent un manque crucial de dialogue et préconisent un changement urgent à la tête de la mairie…

D’ailleurs, l’absence de tout rectificatif n’en est-elle pas l’illustration ? Si l’erreur est humaine, moins humaines sont l’absence de rectification de l’information erronée… et l’absence tout court de notre édile ce matin, qui aurait pu, ainsi, présenter ses excuses aux personnes qui ont pris la peine de se déplacer. 

UNE VICTOIRE DE NOTRE ASSOCIATION : LE « ROND-POINT DU CHEVAL » EN PASSE D’ÊTRE SAUVÉ !

Un rond-point négligé par la municipalité

Le ramasseur de galets

Le ramasseur de galets

Nous avons expliqué pourquoi nous avons choisi Le Ramasseur de galets pour emblème. Mais nous n’avons pas encore confié la bien mauvaise surprise qui a été la nôtre quand nous avons contacté M. Plé.

L’artiste a confirmé de méchantes rumeurs qui circulaient autour de notre rond-point : oui, il était en danger, oui son avenir était compromis. Pourquoi ? La raison est, hélas ! consternante : l’incurie de l’actuelle municipalité de Saint Jouin Bruneval.

Bien sûr nous constatons tous que notre Ramasseur de galets n’est pas entretenu : il est recouvert de saleté et personne ne semble avoir eu l’idée de le nettoyer. Cette négligence ne rehausse pas l’image de notre commune auprès des touristes, comme une vitrine sale n’engage pas à entrer dans un magasin.

Mais bien plus sournois est le mal qui ronge notre statue : abîmée par l’impact de pierres jetées par quelques vandales en mal de stupidité, elle se délamine.  L’eau pénètre par les impacts laissés sur la résine. L’humidité dégrade alors la fibre : elle s’effrite comme un millefeuille. Si rien n’est fait, les blessures vont se propager à l’ensemble de l’œuvre.

Elle est pourtant conçue pour durer : elle est sculptée dans la mousse de polyuréthane, puis coloriée, vernie, traitée contre les UV, les graffitis… mais comment traiter contre la bêtise de quelques désœuvrés ? On ne peut que réparer… si on en a la volonté… si on s’intéresse à préserver le patrimoine de son village.

La municipalité actuelle a été avisée de tout cela. Mais jusqu’à présent, elle a fait la sourde oreille. Il semble que cela ne l’intéressait pas. M. Plé est venu trois fois constater le triste état de son œuvre ; il a envoyé un devis laissé sans réponse.

« Cela ne vous regarde pas » (M. Auber)

Las ! Que faire ? Nous avons avisé la presse de la situation. De passage dans la région, M. Plé a répondu à notre invitation afin d’alerter les Saint Jouinais à travers les journaux. Cet après-midi, nous nous sommes retrouvés sur place : navré, l’artiste nous a montré les blessures infligées à son œuvre.

À ce moment, quel heureux hasard ! M. le Maire passait par là. Inquiet, il s’est arrêté et nous l’avons interpelé sur ses intentions. Ignorant superbement les membres de notre association, il s’est écarté pour s’entretenir avec l’artiste. Il ne tenait pas à « parler devant nous ». Nous lui avons demandé les raisons d’une telle discrétion. La réponse ? « Cela ne vous regarde pas. » Réponse bien curieuse : le patrimoine de la commune « ne regarde pas » les Saint Jouinais. Les décisions budgétaires « ne regardent pas » les Saint-Jouinais…

Une victoire de notre association

Passons outre. Ce qui compte, c’est que, effrayé par la tournure médiatique que prenait l’affaire, M. le Maire s’est engagé à budgéter, dès ce mois-ci, la réparation de notre rond-point. Après des mois et des mois de silence, il a montré un empressement surprenant à s’occuper d’un patrimoine qui nous tient à cœur.

Nous serons bien sûr attentifs à ce que sa promesse soit respectée. 

NOTRE RAMASSEUR DE GALETS

Il est temps peut-être d’expliquer pourquoi nous avons choisi notre Ramasseur de galets pour emblème.Emblème de l'association "Ensemble pour Saint Jouin Bruneval"

 Ramasseur de Galets dont nous allons fêter en novembre le quatorzième anniversaire…  En si peu de temps, l’œuvre de M. Plé est devenue incontournable pour les Saint-Jouinais. Elle véhicule plusieurs valeurs qui sont les nôtres :

- la valeur de travail avec cet homme à la peine, courbé au-dessus des galets ;

la valeur de mémoire puisqu’elle représente un métier aujourd’hui disparu de notre région ;

la valeur d’art, en dehors de toute école et de toute revendication élitiste ou condescendante ;

la valeur d’ouverture car elle est située à un carrefour ; elle est devenue à la fois le lieu où les étrangers s’arrêtent spontanément et le lieu qu’évoquent les Saint Jouinais pour guider leurs convives jusqu’à eux.

Le Ramasseur de galets est un repère et une invitation au partage : quoi de plus beau pour servir d’emblème à une association qui souhaite instaurer la démocratie participative ?

Notons aussi que le dessin est l’œuvre d’une jeune et talentueuse Saint-Jouinaise. Bravo Alice !