Archives pour la catégorie patrimoine

Quand la justice s’en mêle

LE PERMIS DE CONSTRUIRE N° PC07659511F0026

Qui se rappelle du permis n° PC07659511F0026 ? Il s’agit du beau cadeau de Noël que s’était vu accorder la compagne du maire le 23 décembre 2012. En effet, son compagnon lui a octroyé ce permis de construire sur un terrain, avec une pleine vue sur mer, dans la valleuse de Bruneval qui a inspiré Maupassant en son temps. Pour la petite anecdote, les anciens propriétaires avaient déposé la demande à plusieurs reprises en se la voyant refuser. C’est alors qu’ils ont cédé ce terrain au tarif alors en vigueur pour un terrain agricole qui est sans commune mesure avec le prix d’un terrain constructible.

Des voisins indignés par cette démarche avaient saisi le tribunal administratif qui a retenu le vice d’incompétence dont était entaché le permis délivré. En clair le tribunal a retenu l’incompétence du signataire. En effet, il semble incroyable de se signer un permis à soi-même. Ne frôle-t-on pas le conflit d’intérêts ?

Tour de passe-passe

Le conseil municipal a donc délibérer pour autoriser monsieur Paul à signer… et la majorité a cautionné le Maire dans sa démarche. Les membres la liste « Choisissons notre avenir » s’y sont opposés.

Monsieur le premier adjoint a donc signé un nouveau permis de construire pour monsieur le maire ou plutôt pour sa compagne. La justice ne l’a pas entendu de cette oreille. En effet, la commune de Saint Jouin Bruneval a été condamnée en qualité de partie perdante et doit s’acquitter de la somme de 1 000€ en plus des frais d’avocat. Il semblerait que le Maire ait utilisé la commune pour défendre ses intérêts et payer les frais d’avocat. En effet, la commune est considérée comme partie perdante.

Heureusement en France nous avons une justice impartiale qui intègre les valeurs de la république. Ainsi, la compagne de monsieur le maire a également été condamné à verser la somme de 1 000€.

la somme de 1000€ 

Dernièrement le Maire a décidé de poursuivre en cassation. Poutr rappel, les juges de la Cour de cassation ne sont pas habilités à rejuger l’affaire sur le fond. Leur seule mission est de s’assurer que la loi, la jurisprudence et la procédure ont été respectées. 

Cela va avoir un coût pour la commune au service des intérêts de monsieur le Maire :

Premiere depense : 2200E pour savoir si votre demande a des chances d'aboutir en cassation 



Deuxième dépense : 3000E pour le memoire 



Trosième depense : si conseil en cassation gagne souvent il demande 1000E suplémentaire 

Certains maires ont eu la dignité de démissionner pour moins que cela.

Les chevaux privés de sable ?

Nous sommes restés longtemps (trop longtemps) sans donner de nos nouvelles. Mais nous restons attentifs à l'actualité de notre commune. Vous avez dû recevoir maintenant L'Echo des falaises n°3. Pour l'instant, nous allons vous parler de notre plage.

 
Lors du conseil municipal du 2 juin dernier, monsieur Auber et sa majorité municipale émettaient l'idée d'interdire la plage aux cavaliers le week-end du 1er avril au 31 octobre 2016 et tous les jours pendant les mois de juillet et d’août.

Les raisons invoquées ?

Le maire invoque des raisons d’hygiène et de sécurité. En effet, d’une part, le crottin salirait la plage, et d’autre part la présence des chevaux poserait un problème de sécurité vis à vis des autres usagers de la plage.

Dans d'autres communes balnéaires ?

À Deauville, site balnéaire plus réputé et fréquenté que Saint Jouin Bruneval, des plages horaires sont prévues pour les cavaliers (de mai à octobre, à partir de 19h jusqu'à 11h  le matin toute la semaine).
Toujours dans le Calvados, à Courseulles-sur-Mer, il y a un centre équestre à 50 m de la plage avec un accès direct. 

Rappelons que les crottins des chevaux sur les plages de ces 2 communes normandes ne les empêchent pas d'avoir le Pavillon Bleu.

Dans la presse ?

Une cavalière saint-jouinaise a alerté la presse sur ce projet d’arrêté. (cf.:actu76 : http://www.normandie-actu.fr/saint-jouin-bruneval-pres-du-havre-la-petite-plage-qui-monte_147778/ ou Paris Normandie : http://www.paris-normandie.fr/detail_communes/articles/3516400/plage–le-galop-de-trop#.Vl2hiHYvf4Y).

Au mois de novembre, France3 Baie de seine a contacté la cavalière pour un reportage sur l'interdiction des équins sur la plage. Dans un souci d'impartialité, notre maire a été contacté et a refusé de répondre aux journalistes.

Un nouvel arrêté au printemps ?

A l’heure actuelle, 2 conseillers municipaux (dont un membre de la liste « Choisissons notre avenir ») travaillent avec les centres équestres pour  qu’un arrêté soit voté au printemps, dans l’intérêt de tous.

Si vous souhaitez voir des chevaux sur la plage vous pouvez signer la pétition en ligne : https://www.change.org/p/monsieur-le-maire-de-saint-jouin-bruneval-revenir-sur-sa-d%C3%A9cision-par-rapport-%C3%A0-l-interdiction-des-chevaux-sur-la-plage-le-week-end-et-les-jours-f%C3%A9ri%C3%A9s-d-avril-%C3%A0-octobre ou rejoindre le groupe Équi-plage sur Facebook.

photo plage 2 photo plage 1

Aménagement des Courlis - périmètre de l'opération

Aménagement des Courlis : combien de logements ?

Dans l'Echo des Falaises n° 3, nous évoquons l'imprécision et le flottement des chiffres avancés par la majorité municipale : date de construction, nombre de logements … 

Pour vous faire une idée plus claire du projet de l'aménageur la Shéma, voici la concession d'aménagement qu'il a conclue avec la municipalité : Concession Shéma / Municipalité Saint Jouin Bruneval

Bonne lecture ! 

Un peintre en plein travail

Notre emblème enfin «éclatant » !

Nos cœurs de Saint-Jouinais sont ravis : ces jours-ci, nous voyons M. Plé et ses collaborateurs s’affairer autour du Ramasseur de galets afin de le restaurer.

M. Plé a bousculé son agenda afin de se consacrer plus rapidement à notre rond-point du cheval. C’est que le patient était bien mal en point. En janvier dernier, nous avions d’ailleurs alerté la presse sur cette question. Il aura finalement fallu attendre plusieurs articles (le dernier en date dans le 1er numéro de l’Écho des falaises) — et le prochain passage du Tour de France — pour qu’enfin nous voyions notre ramasseur et son cheval retrouver leurs couleurs.

Par la même occasion, nous avons appris que c’est en fait le Conseil Général qui a financé intégralement les travaux  (le département étant resté propriétaire de l’œuvre et n’ayant rien transféré à la commune).

L’important, c’est l’entretien 

Aujourd’hui, nous avons vu repeindre le Ramasseur : c’est de la peinture polyuréthane extrêmement résistante qui est appliquée. Mais comme le précise l’un des peintres : « ce qui compte, c’est l’entretien ». C’est comme pour la carrosserie  d’une voiture, poursuit-il. Si on n’entretient pas tous les deux ou trois ans, évidemment, à la fin, il y a plus de travail et ça coûte bien plus cher.

Rendez-vous à l’Escale vendredi 6 mars à 18 h 00.

M. Plé nous a aussi informés que demain à 18 heures, il était à l’Escale pour rencontrer les habitants. Tous les Saint-Jouinais sont en effet invités à un rendez-vous amical et artistique. Et cela, M. Plé sait faire : créer des œuvres et créer du lien.  Jean-Luc Plé

Alors merci et bravo l’artiste !

Un nouveau numéro de l’Écho des falaises

Une bonne nouvelle, dit-on, n’arrive jamais seule. Nous sommes ravis de vous annoncer la parution de 2ème numéro de l’Écho des Falaises.  Il sera prochainement dans vos boîtes aux lettres. Nous remercions tous les rédacteurs (les articles sont écrits à plusieurs mains) et si cela vous intéresse, nous vous invitons à nous rejoindre. 

Vue d'ensemble du chantier

Notre littoral

RESTAURATION DU SENTIER DU LITTORAL : COMMENT ÇA MARCHE ?

Lors de la réunion organisée par l’APDPPS le 26 novembre 2014, était présente Estelle Clément, chargée au Conseil Général de la valorisation des espaces naturels. Elle a expliqué comment on restaurait peu à peu le sentier du littoral.

Des propositions bien farfelues

La discussion est née après que Mme Hanin, présidente de l’APDPPS a rapporté la mésaventure survenue à deux agriculteurs de la région. Ils ont eu la visite d’un représentant du Conservatoire du Littoral qui leur a fait des propositions extravagantes : couper une parcelle en deux, en diagonale, par un chemin sinueux ; couper une parcelle de 6 ha en quatre pour avoir des couleurs différentes dans le paysage… L’inquiétude s’est alors répandue comme traînée de poudre.

La restauration du sentier du littoral, engagée depuis 2010

Estelle Clément a tenu alors à préciser que c’est le Conseil Général qui pilote le tracé du sentier. Sa restauration est engagée depuis 2010, dans la concertation avec les agriculteurs afin de canaliser le passage des randonneurs sur les parcelles. Comment cela se passe-t-il ?  Le département définit d’abord un itinéraire. Puis les communes sont sollicitées pour en discuter. Ensuite, chaque propriétaire est contacté et le dialogue s’instaure.

Les avantages de cette restauration ?

Quels sont les avantages de cette restauration ? Le passage est bien défini et offre toutes les conditions nécessaires de sécurité aux randonneurs comme aux propriétaires. Le département prend en charge le recul de la parcelle (il faut compter de 30 m à 50 m pour ne pas être trop au bord de la falaise) : il paie la clôture par exemple.

Si le propriétaire refuse catégoriquement qu’on traverse sa parcelle, alors on la contourne.

Et qui entretient l’itinéraire ? Le Conseil Général met en place une convention avec les collectivités locales (commune ou communauté de communes) pour que le propriétaire n’ait pas à entretenir le sentier.  Enfin, en cas d’accident, le propriétaire est déchargé de toute responsabilité.

D’une convention à une servitude

La convention d’autorisation de passage est signée pour 3 ans.

La représentante du département a précisé que le droit de passage est une servitude dans la loi. Sauf que sur notre Côte d’Albâtre, ce droit de passage se situe…  à flanc de falaise.

Il faut donc bien comprendre que toutes ces démarches, fondées sur le dialogue, sont à terme une façon d’imposer une nouvelle servitude. Le propriétaire s’engage pour 3 ans mais en tout  état de cause, ensuite, il ne pourra plus guère revenir en arrière.

Ces éclairages étaient fort intéressants : la commune de Saint Jouin Bruneval n’est pas concernée dans l’immédiat mais cela ne saurait tarder. Il vaut mieux être informé avant. 

Réunion au Tilleul - mardi 25 novembre 2014

OPÉRATION GRAND SITE DE FRANCE

La mode est aux labels et Saint Jouin Bruneval n’y échappe pas : on parle aujourd’hui d’obtenir le label « Grand Site de France » (Cf. article de Paris Normandie du 12 novembre). Échaudés par la mauvaise surprise du label « Natura 2000 », nous souhaitons d’ores et déjà en savoir davantage.  Les habitants ont leur mot à dire sur l’avenir de leur territoire !

Une réunion d’information sur l’Opération Grand Site (OGS)

Notre association s’est donc rapprochée de l’APDPPS qui organisait une réunion d’information avec  des représentants du département mardi soir à la salle des fêtes du Tilleul. Une cinquantaine d’habitants sont venus dialoguer avec  5 personnes porteuses du projet « Grand Site » : entre autres, Bruno Bertheuil, conseiller général et Irène Juliard, chef de projet.

L’OGS : le triangle site/ visiteurs / habitants

Les représentants du Conseil Général présentent l’OGS  comme une démarche de valorisation d’un monument naturel (ici, les falaises d’Étretat) qui attire un afflux important de touristes. Ces visiteurs viennent généralement pour peu de temps : le territoire subit donc les dommages liés à cet afflux mais ils bénéficient de retombées économiques fort maigres. Comment faire pour protéger le site et favoriser le développement du territoire ? Telle est la réflexion menée dans le cadre de cette démarche de labellisation. Réflexion qui se veut en concertation avec la population et les acteurs locaux (voir le site du Conseil Général)

Pour l’instant, 14 sites sont labellisés en France et 54 sont candidats à ce label : ici, ce sont 13 communes qui se sont alliées pour ce projet, de Saint Jouin Bruneval à Fécamp (voir le site du Réseau Grands sites de France).

Un projet à l’étude et pas encore défini

Mais avant de proposer des actions, il faut connaître le terrain et s’appuyer sur des réalités tangibles. C’est pour cela qu’une étude d’un an a été lancée au printemps dernier afin d’avoir des chiffres fiables sur la fréquentation du site, sur les flux de circulation par exemple. 221 000 euros (50 % sont pris en charge par le Département, 40 % par l’État, 10 % par les communes) ont été investis pour ces enquêtes. Des commissions de travail viennent juste d’être mises en place. De ces études naîtra un projet qui sera discuté en réunions publiques à partir de juin 2015.

Une opération « communication » réussie

Tel qu’il a été présenté, le projet semble intéressant. Il serait avant tout une démarche de valorisation du territoire, sans réglementations ni contraintes. 5 personnes ont pris la peine de venir au Tilleul pour dialoguer avec les habitants : la volonté de désamorcer inquiétudes et conflits éventuels est clairement affichée.

La vigilance s’impose tout de même

Étonnamment aussi, ces défenseurs de l’OGS ont insisté pour ne pas être confondus avec le Conservatoire du Littoral. Bruno Bertheuil a martelé que ce n’était pas le Conservatoire du littoral qui pilotait l’Opération Grand Site. Bien sûr. Mais il en est un des acteurs. N’oublions pas que le label « Grand Site de France », comme le label « Natura 2000 » émanent tous deux du Ministère de l’écologie ; que parmi les bureaux d’études cité pour l’OGS un bureau oeuvre aussi dans le cadre de Natura 2000 (Alise environnement).  Que des personnes qui participent au projet ont pu également travailler dans le cadre de Natura 2000. 

Alors, bien sûr, il ne s’agit pas de sombrer dans la paranoïa. Mais les habitants souhaitent de la transparence et  pouvoir participer au projet. Ils souhaitent communiquer et non simplement être informés.

Edith Hanin, présidente de l'APDPPSL’’un comme l’autre sont difficiles à Saint Jouin Bruneval. Les Saint Jouinais étaient d’ailleurs assez nombreux à cette réunion et n’ont pas manqué de signaler combien, dans cette commune, on était tenu dans l’ignorance du projet. Même les conseillers municipaux ne sont pas tous informés des rendez-vous de travail. Comptons donc sur les associations pour organiser des rencontres comme celle d’hier soir. Merci à l’ADPPS et aux personnes présentes ce mardi  au Tilleul. 

UNE NOUVELLE ASSOCIATION EST NÉE SUR LE LITTORAL

Selon les réponses à notre enquête, 71,5 % des agriculteurs de Saint Jouin Bruneval se sont dits préoccupés par le zonage de Natura 2000 dans le cadre de leur activité professionnelle. 

 Ce vendredi 9 mai, a eu lieu au Tilleul, une réunion organisée par l’Association « Protection du Droit du Patrimoine Privé et de la Santé » (APDPPS).

Le but de cette association, créée le 10 mars dernier, est «  de participer à l’élaboration des projets pouvant porter au droit du patrimoine privé et sensibilisant sur les enjeux socio-économiques, sur les problèmes de santé et de sécurité ».

Notre littoral (de Saint Jouin Bruneval à Étretat) rentre dans le zonage de plusieurs classifications :

  1. La loi du littoral
  2. Natura 2000 (120 propriétaires Saint Jouinais ont été recensés)
  3. Et peut-être bientôt à la demande d’Etretat «  grands sites de France »

Sous ces appellations, beaucoup d’enjeux sont à prendre en compte : économiques, touristiques, écologiques et patrimoniaux.

Pendant cette réunion, il a été surtout abordé le problème du zonage Natura 2000

M. REVET (sénateur), M. Lethuillier (guide naturaliste au conservatoire du littoral et maire de La Poterie Cap d’Antifer), M. Fihu (ancien président de la chambre d’agriculture de la Seine Maritime) et Guillaume Burel (Président des jeunes agriculteurs de la Seine Maritime) avaient répondu à l’invitation de Mme Edith HANIN, présidente de l’association.

 Les Diverses Problématiques de Natura 2000

Le droit de propriété n’est plus que « théorique » : les collectivités pourront en effet préempter en cas de cession d’un bien immobilier dans la zone Natura 2000 (bois, foncier bâti et non bâti).

De plus, en cas de travaux, par exemple sur une maison, il faudra obligatoirement fournir une étude de pré-incidence pour l’octroi de l’autorisation de travaux. Or, ces incidences viennent baisser la valeur des fonciers bâti ou non bâti.Ce millefeuilles d'incidences repoussera en effet les acquéreurs et, par ce fait, dévaluera les biens.

Les agriculteurs sont touchés par la classification de notre littoral car bien des contraintes s’imposent à eux dans l’exercice de leur métier : refus de prêts bancaires, refus de permis de construire, etc.

L’extension de la zone Natura 2000

Actuellement, toute la valleuse de Bruneval est classée Natura 2000.

En 2011, alors qu’il était conseiller municipal de la Poterie Cap d’Antifer et guide au conservatoire du littoral M. C. Lethuillier a demandé aux pouvoirs publics d’étendre la zone Natura 2000. Les pouvoirs publics ont alors prié les municipalités de délibérer sur le bien-fondé d’une zone Natura 2000 en concertation avec les personnes concernées (propriétaires, agriculteurs etc.). Sans réponse sous 2 mois des municipalités, l’État suppose que la zone Natura 2000 est acceptée. Les communes de Saint Jouin Bruneval et La Poterie Cap d’Antifer n’ont pas délibéré et n’ont réalisé aucune concertation avec les habitants.

Nonobstant les potentiels enjeux écologiques et touristiques qu’apportera Natura 2000, sont mis à mal les droits des propriétaires concernés, l’outil de travail des agriculteurs et la démocratie.

Pour contacter cette association : Mme Edith HANIN - 70 chemin des Cervains 76790 LE TILLEUL apdpps76@orange.fr

Natura 2000 : un zonage qui interroge

Natura 2000 : un zonage qui interroge

 

 

 

 

CONSEIL MUNICIPAL DU 17 AVRIL 2014 : DES DÉLIBÉRATIONS TROUBLANTES…

La semaine dernière les conseillers municipaux se sont réunis pour la deuxième fois depuis les élections du 23 mars. Tous étaient là sauf un, Olivier Henry, qui avait confié son pouvoir à un de ses collègues. Une quarantaine d’administrés ont assisté aux débats et votes à l’ordre du jour qui se sont terminés vers 23 h 15.

Des difficultés pour informer les élus

Pour commencer, les membres de l’opposition ont regretté de ne pas avoir accès aux documents à l’avance, afin de pouvoir les étudier et d’approfondir leur réflexion. François Auber a répliqué alors que, Saint-Jouin Bruneval étant une commune de moins de 3500 habitants, il n’était pas tenu de présenter des notes de synthèse.  En effet, mais la question ne portait pas sur les notes de synthèse. Un maire est tenu d’informer tous les conseillers municipaux « des affaires de la commune qui font l’objet d’une délibération » (article L. 2121-13 du CGCT) et ce droit s’étend aux « documents préparatoires » et aux « projets de décisions », pièces annexes des contrats incluses (CE, 29 juin 1990, Commune de Guitrancourt, (http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000007769824&fastReqId=889423345&fastPos=1v ).

Il semble que sur ce point, la loi ne soit pas tout à fait respectée.

Une  vente contestable

Mais ce n’est pas sur ce seul point que la majorité frôle dangereusement l’illégalité. Un compromis de vente a été signé avec un certain M. Cormont, qui s’est présenté par voie de presse comme l’acquéreur de l’ancienne mairie.  Mais, curieusement, c’est seulement ce 17 avril que le « déclassement » du bâtiment communal est proposé au vote. Pour le moins, la procédure a été faite à l’envers, ce qui ne laisse pas d’étonner les Saint Jouinais.

M. Auber a reconnu les failles de la procédure mais l’attaquer serait mettre en péril la commune, a-t-il ajouté. Cela laisse rêveur : si à chaque manquement, à chaque erreur, à chaque démarche suspecte, les citoyens doivent se taire… à quoi donc va ressembler la démocratie saint-jouinaise ?

Des explications absconses

Le Conseil a aussi examiné le budget primitif de la commune (http://ensemblepoursaintjouinbruneval.fr/le-budget-communal/). Quelques chiffres interrogent : aussi Patrice Delamare a-t-il demandé des explications sur la baisse de plus de 300 000 euros constatée entre le budget de fonctionnement primitif de 2013 et celui de 2014. Il a aussi tenté d’obtenir quelques éclaircissements sur les 2.2 millions d’euros de restes à réaliser en investissement.

Les explications d’Aurélien Paul ont été pour le moins absconses : il a prétendu que les restes à réaliser n’étaient finalement que des écritures et que Patrice Delamare ne comprenait rien : les restes à réaliser ne correspondent pas à des sommes qu’il resterait à payer, mais à des économies ! Un tel aplomb exigeait de notre part une vérification. Qu’est-ce donc qu’un « reste à réaliser » ? De l’épargne ou de l’argent dû ? Une petite recherche sur le site du gouvernement tranche la question :

« Les restes à réaliser de la section d’investissement arrêtés à la clôture de l’exercice correspondent aux dépenses engagées non mandatées et aux recettes certaines n’ayant pas donné lieu à l’émission d’un titre » 

http://www.collectivites-locales.gouv.fr/files/files/glossaire_notions_suivi_engagements.pdf  

Ensuite, M. Paul a poursuivi son discours en évoquant une « gestion par opérations » : mystérieuse gestion, inconnue des moteurs de recherche sur Internet et loin du principe de l’annualité qui prévaut pour tous les budgets communaux… Saint-Jouin Bruneval bénéficie peut-être d’un microclimat budgétaire qui en fait la seule commune capable d’élaborer « un budget écureuil » en multipliant des dépenses, avec « pour seul inconvénient », des « écritures comptables importantes », qu’« on ne peut pas effacer ».

Pour ses explications amphigouriques, Aurélien Paul a employé un ton condescendant : comment ? « On ne va pas passer la nuit à expliquer des choses pourtant simples ». Simples ? Jugez par vous-même : si les restes à réaliser sont importants, c’est qu’ils ont élaboré un « projet avec des lignes » ; puis la Région et le Département ont demandé un « gros bloc » ; que ça a été décidé « dès le début » ; qu’ensuite la mise en place de « la chaufferie a été décidée » ; qu’après l’argent n’est pas enlevé des comptes mais que tout est payé.

Las ! il est peut-être temps de s’arrêter, nous ne voudrions pas que la lecture de cet article provoque de terribles migraines… la suite de notre compte rendu sera pour demain. 

NOTRE RAMASSEUR DE GALETS DÉJÀ OUBLIÉ !

Au mois de janvier, une mini tempête médiatique secouait notre village à propos de notre cher rond-point. Vous en souvient-il ?

Notre association, qui a choisi l’œuvre de M. Plé pour emblème, s’est inquiétée de la négligence coupable du maire sortant et du silence qu’il opposait aux devis envoyés par l’artiste : notre Ramasseur de galets et son cheval ont besoin de soins.

Profitant de la venue de M. Plé dans la région, nous avons donc alerté la presse pour inciter l’équipe municipale à l’action. Et ça a marché ! — Enfin, nous l’avons naïvement cru.

Oui, M. Auber a promis que tout était déjà engagé, qu’il ne restait plus qu’à voter la somme nécessaire et que ce serait fait au prochain conseil municipal, à la fin du mois de février. Nous vous renvoyons à l’article paru dans le Havre Libre le 6 février : « La somme nécessaire sera votée par le conseil municipal. C’est la raison pour laquelle les travaux n’ont pas pu commencer. » Et des agents de s’activer dès le surlendemain pour nettoyer la statue…

Mais seulement, nous sommes en mars, le conseil municipal est passé… et il n’a pas été du tout fait mention de notre rond-point : aucun projet de réparation n’est en cours. Alors nous avons téléphoné au père du Ramasseur. M. Plé n’a eu aucune nouvelle de notre édile depuis sa visite, pas même un courrier de courtoisie.

Comment expliquer une telle dichotomie entre les paroles et les actes ?

De deux choses l’une (à moins que ce ne soit les deux).

1. Il n’y a plus d’argent dans les caisses et l’équipe sortante espère faire des économies de bout de chandelle en demandant à un autre prestataire que M. Plé de réparer notre rond-point, au mépris de toutes les garanties et du savoir-faire de l’artiste.

2. F. Auber a tenté de nous apaiser (artiste, journalistes et Saint Jouinais) en faisant des promesses qu’il savait ne pas pouvoir tenir ; il a alors escamoté la difficulté en comptant sur la faculté d’oubli des villageois et des gens de presse, pris dans le tourbillon du quotidien ou par les feux de l’actualité.

Seulement, les Saint Jouinais ne sont pas oublieux.

Au mois de janvier, nous tentions de distinguer le politique et le politicien. Et si notre association est née, c’est parce que les Saint Jouinais aspirent à tourner la page de l’action politicienne.

Nous rêvons, pour notre village, d’un maire courtois, respectueux de tous et homme de parole