Archives pour la catégorie lien social

Quand la justice s’en mêle

LE PERMIS DE CONSTRUIRE N° PC07659511F0026

Qui se rappelle du permis n° PC07659511F0026 ? Il s’agit du beau cadeau de Noël que s’était vu accorder la compagne du maire le 23 décembre 2012. En effet, son compagnon lui a octroyé ce permis de construire sur un terrain, avec une pleine vue sur mer, dans la valleuse de Bruneval qui a inspiré Maupassant en son temps. Pour la petite anecdote, les anciens propriétaires avaient déposé la demande à plusieurs reprises en se la voyant refuser. C’est alors qu’ils ont cédé ce terrain au tarif alors en vigueur pour un terrain agricole qui est sans commune mesure avec le prix d’un terrain constructible.

Des voisins indignés par cette démarche avaient saisi le tribunal administratif qui a retenu le vice d’incompétence dont était entaché le permis délivré. En clair le tribunal a retenu l’incompétence du signataire. En effet, il semble incroyable de se signer un permis à soi-même. Ne frôle-t-on pas le conflit d’intérêts ?

Tour de passe-passe

Le conseil municipal a donc délibérer pour autoriser monsieur Paul à signer… et la majorité a cautionné le Maire dans sa démarche. Les membres la liste « Choisissons notre avenir » s’y sont opposés.

Monsieur le premier adjoint a donc signé un nouveau permis de construire pour monsieur le maire ou plutôt pour sa compagne. La justice ne l’a pas entendu de cette oreille. En effet, la commune de Saint Jouin Bruneval a été condamnée en qualité de partie perdante et doit s’acquitter de la somme de 1 000€ en plus des frais d’avocat. Il semblerait que le Maire ait utilisé la commune pour défendre ses intérêts et payer les frais d’avocat. En effet, la commune est considérée comme partie perdante.

Heureusement en France nous avons une justice impartiale qui intègre les valeurs de la république. Ainsi, la compagne de monsieur le maire a également été condamné à verser la somme de 1 000€.

la somme de 1000€ 

Dernièrement le Maire a décidé de poursuivre en cassation. Poutr rappel, les juges de la Cour de cassation ne sont pas habilités à rejuger l’affaire sur le fond. Leur seule mission est de s’assurer que la loi, la jurisprudence et la procédure ont été respectées. 

Cela va avoir un coût pour la commune au service des intérêts de monsieur le Maire :

Premiere depense : 2200E pour savoir si votre demande a des chances d'aboutir en cassation 



Deuxième dépense : 3000E pour le memoire 



Trosième depense : si conseil en cassation gagne souvent il demande 1000E suplémentaire 

Certains maires ont eu la dignité de démissionner pour moins que cela.

Un conseil municipal mouvementé

Que retenir du Conseil Municipal du 23 février 2016 ? Si on peut applaudir l’ouverture d’un centre de loisirs à Saint Jouin Bruneval, on peut aussi s’étonner de certaines décisions… les échanges ont parfois été musclés et la séance s’est terminée fort tard.

Un sujet phare : le centre de loisirs 

Autorisation d’ouverture

84 familles ont répondu positivement à l’enquête menée sur l’ouverture d’un centre de loisirs, ce qui représente un potentiel d’enfants proche de 150. Le conseil municipal  valide donc l’ouverture d’un centre de loisirs à Saint-Jouin-Bruneval : elle sera effective à compter des vacances de printemps 2016 et valable pour les périodes de congé suivantes. La gestion de ce centre est confiée à l’association Amicale Laïque d’Aplemont, déjà en charge de plusieurs autres structures au Havre et à Criquetot L’Esneval. Le centre de loisirs occupera plusieurs bâtiments communaux dont les écoles primaire et maternelle. Nous nous réjouissons d’une telle initiative !

Subventions

Le conseil municipal a octroyé à l’Amicale Laïque d’Aplemont une subvention exceptionnelle de 5 000 euros pour les frais et investissements liés au démarrage de l’activité. Les équipements seront la propriété de l’association. Une subvention de fonctionnement de 5 000 euros comme participation de la commune aux dépenses liées aux activités de l’année 2016 est également adoptée.

Convention mise à disposition des locaux

Des locaux communaux seront mis à disposition de l’association pour l’accueil des enfants.

 

Des travaux en perspective

Vidéo-protection et contrôle d’accès aux bâtiments

Il est proposé d’installer un système de vidéo-surveillance en plusieurs points dans la commune. M Poupel interroge sur la nécessité d’un tel système. Le Maire indique que les dégradations sont trop nombreuses et que les responsables qui sont des jeunes doivent être appréhendés.

Réhabilitation de la maison canine

Ce bâtiment sert à stocker le matériel de l’association et à abriter ses membres en cas d’intempéries. Estimatif des travaux à prévoir : total 19 169, 00 € HT

  • Plancher intérieur : 3 417, 00 € HT
  • Maçonnerie pignon nord : 1 815, 00 € HT
  • Toiture 2 versants 13 937, 00 € HT

Il s’agit d’autoriser le Maire à demander les subventions nécessaires. M Delamare interroge sur la nature exacte des travaux. En effet, lors de l’achat de ce bâtiment, le maire devait, en collaboration avec l’association « Saint Jouin développement durable », faire de ce bâtiment un ensemble autosuffisant. M. Vallin indique qu’il s’agit d’une mise hors d’eau uniquement.

Création d’une salle d’archives

La nouvelle organisation communale, liée à une affectation différente des bâtiments depuis la réhabilitation de centre-bourg, conduit le Maire à envisager de transférer ses archives au 1er étage de l’atelier des services techniques, propriété de la commune située rue du 8 mai 1945. Estimatif des travaux à prévoir : total 10 770, 00 € HT

  • Doublage + électricité : 9 750, 00 € HT
  • Sous-toiture : 1 020, 00 € HT

Mme Vain s’étonne qu’il n’y ait pas de place dans la Mairie. En effet, elle indique que pour la construction de la nouvelle mairie, l’argument du maire était de dire que la salle d’archives était trop petite. Le Maire affirme que la salle d’archives est effectivement trop petite et que le projet de la mairie n’a pas été de la grandeur espérée (sic !)

Recherche de financement au travers de Mécénat

Le maire signale qu’il a le projet de faire construire un belvédère proche du restaurant pour donner l’occasion aux touristes de découvrir le port et la mer plus largement avec la présence d’une table d’orientation.

Le mécénat est un dispositif permettant à une entreprise de verser un don, sous forme d'aide financière ou matérielle, à un organisme pour soutenir une œuvre d'intérêt général ou de se porter acquéreur d'un bien culturel déclaré trésor national. En contrepartie, elle peut bénéficier d'une déduction fiscale.

On peut remarquer que la commune cherche des financements au regard des marges d’investissement qui se réduisent.

 

Des décisions qui concernent la plage : des échanges houleux avec le public !

Convention d’occupation temporaire du domaine public : plateforme terrasse n°1 et n°2

Le Conseil Municipal a autorisé la société « Côté et Mer » à occuper le premier espace suivant les modalités précisées en annexe N°1 (CM 23 février 2016 – Annexe N°1-1) et la société « La Frite d’or » à occuper le second,  suivant les modalités précisées en annexe N°2 (CM 23 février 2016 – Annexe N°2). Il s’agit dans les deux cas du même propriétaire.

Convention d’occupation temporaire du domaine public : plateforme terrasse n°3

Il s’agissait d’autoriser la société « Chez Nicole» à occuper cet espace suivant les modalités précisées en annexe N°3 (CM 23 février 2016 – Annexe N°3).

Sylvain Pourrier, responsable de cette société, découvre que l’algéco qu’il a acquis depuis de nombreuses années ne lui appartient plus et qu’il est la propriété de la commune ! De nombreux échanges ont eu lieu avec le public et le désordre a été certain. L’article 6 de la convention en annexe est explicite : M. Pourrier paie un loyer pour l’emplacement et pour louer le local qui lui appartient. Il a naturellement manifesté son indignation.

François Auber lui a répondu que "c’est dans [son] intérêt » (sic), Aurélien Paul indique que ce n’est pas de la faute de la majorité, mais celle de l’avocat qui avait été mandaté à l’époque (peut-être une explication sur les frais de justice très importants engagés par la commune…). Quant à Jocelyne Coignet, elle a péremptoirement déclaré à monsieur Pourrier que « c’est comme ça » et qu’ « [il n’a] pas à réclamer ». Monsieur Pourrier s’est alors agacé et a jeté un document en sa direction.

Puis le maire a annoncé que si l’autorisation n’était pas votée, monsieur Pourrier n’aurait pas accès à l’emplacement ! Mme Vain est intervenue pour dénoncer l’injustice de cette menace et a refusé de participer à ce type de vote.

Après une heure de confusion, le Maire, très agacé, a décidé de retirer ce point de l’ordre du jour à la demande de Mmes Vain et Renard, ainsi que MM. Delamare, Poupel et Vallin.

Les chevaux privés de sable ?

Nous sommes restés longtemps (trop longtemps) sans donner de nos nouvelles. Mais nous restons attentifs à l'actualité de notre commune. Vous avez dû recevoir maintenant L'Echo des falaises n°3. Pour l'instant, nous allons vous parler de notre plage.

 
Lors du conseil municipal du 2 juin dernier, monsieur Auber et sa majorité municipale émettaient l'idée d'interdire la plage aux cavaliers le week-end du 1er avril au 31 octobre 2016 et tous les jours pendant les mois de juillet et d’août.

Les raisons invoquées ?

Le maire invoque des raisons d’hygiène et de sécurité. En effet, d’une part, le crottin salirait la plage, et d’autre part la présence des chevaux poserait un problème de sécurité vis à vis des autres usagers de la plage.

Dans d'autres communes balnéaires ?

À Deauville, site balnéaire plus réputé et fréquenté que Saint Jouin Bruneval, des plages horaires sont prévues pour les cavaliers (de mai à octobre, à partir de 19h jusqu'à 11h  le matin toute la semaine).
Toujours dans le Calvados, à Courseulles-sur-Mer, il y a un centre équestre à 50 m de la plage avec un accès direct. 

Rappelons que les crottins des chevaux sur les plages de ces 2 communes normandes ne les empêchent pas d'avoir le Pavillon Bleu.

Dans la presse ?

Une cavalière saint-jouinaise a alerté la presse sur ce projet d’arrêté. (cf.:actu76 : http://www.normandie-actu.fr/saint-jouin-bruneval-pres-du-havre-la-petite-plage-qui-monte_147778/ ou Paris Normandie : http://www.paris-normandie.fr/detail_communes/articles/3516400/plage–le-galop-de-trop#.Vl2hiHYvf4Y).

Au mois de novembre, France3 Baie de seine a contacté la cavalière pour un reportage sur l'interdiction des équins sur la plage. Dans un souci d'impartialité, notre maire a été contacté et a refusé de répondre aux journalistes.

Un nouvel arrêté au printemps ?

A l’heure actuelle, 2 conseillers municipaux (dont un membre de la liste « Choisissons notre avenir ») travaillent avec les centres équestres pour  qu’un arrêté soit voté au printemps, dans l’intérêt de tous.

Si vous souhaitez voir des chevaux sur la plage vous pouvez signer la pétition en ligne : https://www.change.org/p/monsieur-le-maire-de-saint-jouin-bruneval-revenir-sur-sa-d%C3%A9cision-par-rapport-%C3%A0-l-interdiction-des-chevaux-sur-la-plage-le-week-end-et-les-jours-f%C3%A9ri%C3%A9s-d-avril-%C3%A0-octobre ou rejoindre le groupe Équi-plage sur Facebook.

photo plage 2 photo plage 1

Un peintre en plein travail

Notre emblème enfin «éclatant » !

Nos cœurs de Saint-Jouinais sont ravis : ces jours-ci, nous voyons M. Plé et ses collaborateurs s’affairer autour du Ramasseur de galets afin de le restaurer.

M. Plé a bousculé son agenda afin de se consacrer plus rapidement à notre rond-point du cheval. C’est que le patient était bien mal en point. En janvier dernier, nous avions d’ailleurs alerté la presse sur cette question. Il aura finalement fallu attendre plusieurs articles (le dernier en date dans le 1er numéro de l’Écho des falaises) — et le prochain passage du Tour de France — pour qu’enfin nous voyions notre ramasseur et son cheval retrouver leurs couleurs.

Par la même occasion, nous avons appris que c’est en fait le Conseil Général qui a financé intégralement les travaux  (le département étant resté propriétaire de l’œuvre et n’ayant rien transféré à la commune).

L’important, c’est l’entretien 

Aujourd’hui, nous avons vu repeindre le Ramasseur : c’est de la peinture polyuréthane extrêmement résistante qui est appliquée. Mais comme le précise l’un des peintres : « ce qui compte, c’est l’entretien ». C’est comme pour la carrosserie  d’une voiture, poursuit-il. Si on n’entretient pas tous les deux ou trois ans, évidemment, à la fin, il y a plus de travail et ça coûte bien plus cher.

Rendez-vous à l’Escale vendredi 6 mars à 18 h 00.

M. Plé nous a aussi informés que demain à 18 heures, il était à l’Escale pour rencontrer les habitants. Tous les Saint-Jouinais sont en effet invités à un rendez-vous amical et artistique. Et cela, M. Plé sait faire : créer des œuvres et créer du lien.  Jean-Luc Plé

Alors merci et bravo l’artiste !

Un nouveau numéro de l’Écho des falaises

Une bonne nouvelle, dit-on, n’arrive jamais seule. Nous sommes ravis de vous annoncer la parution de 2ème numéro de l’Écho des Falaises.  Il sera prochainement dans vos boîtes aux lettres. Nous remercions tous les rédacteurs (les articles sont écrits à plusieurs mains) et si cela vous intéresse, nous vous invitons à nous rejoindre. 

Vue d'ensemble du chantier

Des vœux dans la pure tradition…

Quels échos de la cérémonie des vœux organisée le vendredi 16 janvier ?

Le début du rassemblement ?

Au lendemain de la tuerie qui a été perpétrée dans les locaux de Charlie Hebdo, le maire de Saint Jouin Bruneval, plutôt qu’une minute de silence à la mémoire des victimes des attentats, a proposé de partager des dessins. Nous louons l’amorce de rassemblement effectué en invitant tout le conseil sur l’estrade et en partageant ce moment de citoyenneté. Malheureusement cet élan a été gâché par des remarques acerbes dans le discours.

Un territoire rétréci ?

Plusieurs projets ont été présentés par le maire à la population : aménagement d’un local pour accueillir un service de santé, agrandissement de la restauration scolaire, réfection du presbytère, création de chemins piétons, création d’un court de tennis sur l’actuel terrain de football et création d’une cale de mise à l’eau et d’un port à sec.

Mais de manière très étonnante nous n’avons pas entendu parler ni d’éducation, ni d’associations, ni des aînés ni des hameaux par exemple. Comme toujours, Saint Jouin est réduit à son centre bourg et à la plage.

Une défaite difficile à avaler ?

S’engager en politique, c’est respecter les autres, soi-même et les différents organes décisionnaires. Le maire de Saint Jouin Bruneval semble avoir la rancune tenace et de ne pas accepter la défaite, car il a regretté le manque de démocratie dans le scrutin du conseil communautaire et déploré de n’avoir pas été élu vice-président de la communauté de communes.

C’est un scrutin uninominal qui est appliqué lors de l’élection des vice-présidents des communautés de communes.

Même s’il ne plaît pas à François Auber, le scrutin est on ne peut plus démocratique : chaque conseiller vote en son âme et conscience. Nous imaginons que s’il avait été élu, il n’aurait pas contesté… D’ailleurs, il n’avait pas critiqué ce mode de scrutin lors de la précédente mandature.

Une collectivité bien pratique…

La Communauté de communes semble être à François Auber ce que l’Europe est à la France : un bouc émissaire. Quelque chose ne va pas ? C’est la faute de la communauté de communes ! Quelque chose va bien ? C’est grâce à moi !

En effet, le mode de prélèvement de la taxe des ordures ménagères va évoluer pour être indexé sur l’imposition foncière. Mais des chiffres inexacts ont été communiqués à la population. Parallèlement, nous regrettons que les documents remis en Mairie par la communauté de communes sur les ordures ménagères ne soient pas diffusés à la population comme demandé.

Évidemment dans ce contexte la communauté de commune a été sévèrement critiquée par le Maire, mais en même temps il compte bien sur celle-ci pour bénéficier d’un relais d’assistante maternelle, d’une présence médicale et surtout pour financer la cale de mise à l’eau et le port à sec.

Une députée ouverte au dialogue

Soulignons les propos de Mme Grelier qui s’est dit prête à rencontrer le conseil municipal dans toute sa pluralité. Nous espérons que le maire suivra l’exemple de notre députée et reconnaisse enfin la pluralité des représentants de son conseil municipal. Enfin, notre députée a rappelé l’importance de travailler au niveau communautaire et dans l’intérêt du territoire.

 

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UN APÉRITIF CITOYEN INSTRUCTIF ET CONVIVIAL

Il y a ce blog mais aussi des rencontres dans « la vraie vie » ! Mardi 4 novembre, les conseillers de la liste « Choisissons notre avenir » ont proposé aux membres de notre association un compte rendu du dernier conseil municipal à l’Escale.

Y aura-t-il une permanence médicale à Saint Jouin Bruneval ? Qu’est-ce qu’une enquête ICPE ? Une commune peut-elle décider de reprendre une compétence à la communauté de communes ?  Y aura-t-il, oui ou non, un conseil participatif ? Si tout un chacun peut un jour retirer de l’argent liquide à l’agence postale, comment sera garantie la sécurité des salariés ?

Les questions fusent ce mardi soir à L’Escale pour tenter de comprendre les débats et les décisions qui concernent notre territoire. L’atmosphère est sereine, sérieuse et n’exclut ni l’humour ni la convivialité.

La preuve : tout un chacun a apporté une spécialité à déguster : un cake au saumon, flan, bouchées, tortillas… C’est donc autour du verre de l’amitié que tout le monde s’est retrouvé à la fin pour prolonger les discussions.

Un beau moment de chaleur citoyenne ! 

ENCOURAGER TOUTES LES BONNES VOLONTÉS

Une activité intéressante mais… onéreuse

Un « atelier autour du vin et de la lecture » est proposé à tous les Saint Jouinais qui le souhaitent, un jeudi par mois, et ce jusqu’au mois de juin.. Allier l’ivresse des mots aux plaisirs des œnophiles : c’est alléchant. 

Seulement, cette proposition n’est pas gracieuse. Il en a coûté à chacun 10 euros… pour la première séance. Et il en coûtera 15 euros pour chacune des suivantes… soit au total 70 euros.  Cela vous fait hésiter ? En effet, tout le monde n’a pas les moyens de participer à cet atelier.

Quelles activités sont offertes à ceux-là et à ceux qui voudraient faire autre chose que goûter les plaisirs du vin ?

Des refus ou des silences incompréhensibles

Nous pensons à tous ces habitants qui ont proposé à l'équipe municipale des animations  bénévoles : échanges en anglais, cours de guitare, expositions de photos,  etc.  Tous ont essuyé un refus…  quand ils ont eu la chance d'avoir une réponse.

Une autre personne avait proposé de s'investir dans des activités bénévoles caritatives et auprès de personnes âgées isolées : n'ayant aucun retour de la mairie, elle s'est engagée dans ce genre d'activité auprès d'une association havraise.

Nous regrettons, pour notre part, une telle indifférence aux propositions spontanées de ces Saint Jouinais : ils sont porteurs de connaissances ou ils ont cultivé un talent particulier et souhaitent les partager avec d'autres habitants. Ils ambitionnent de donner un peu d’eux-mêmes aux autres : c'est aussi sur des temps d’échanges comme ceux-ci que se construit le lien social.

Pourquoi le conseil municipal sortant a-t-il refusé de telles opportunités aux Saint Jouinais ? Pourquoi n’a-t-il pas voulu leur permettre de valoriser leurs compétences ?

Saisir toutes les chances qui sont offertes à notre commune

La démocratie participative commence par là : reconnaître que chaque habitant peut apporter une brique à l’édifice et s’impliquer dans la vie communale pour, ensuite, participer à l’élaboration d’une politique qui concerne tout le village.

Proposer la démocratie participative aux habitants d’une commune, c’est tourner le dos à un fonctionnement pyramidal où tout « tombe du haut » pour peser sur le « bas ». C’est au contraire s’appuyer sur le socle d’habitants le plus large possible afin de porter des projets ensemble, sans se contenter de vains mots.

L’entreprise est difficile car elle sort des schémas habituels. Mais encourager et faciliter tous les projets créateurs de lien social, individuels et collectifs, que chacun peut inventer, est une première étape toute simple, respectueuse de tous, et vectrice de belles satisfactions. 

CHÉRIE, J’AI RÉTRÉCI L’OPÉRATION BITING !

Dans la série « Chérie, j’ai rétréci… », voici à présent l’épisode n°2.

Dimanche matin 23 février 2014. La matinée est belle et douce : pas de vent, pas de pluie, pas d’orage. Nous nous réjouissons : enfin, nous allons commémorer l’opération biting au sec ! Nous sommes sûrs de jouir du formidable spectacle des parachutistes.

Curieux détail cependant : où se sont donc garés les gens ? On ne voit pratiquement pas de véhicule. Nous nous avançons, inquiets pour la réussite de la manifestation : si peu de personnes se seraient déplacées pour la cérémonie ? Mais nous continuons, confiants dans l’agenda du bulletin municipal qui annonçait le début de la cérémonie pour 10 h 00.

Nous avançons… il faut bien se rendre à l’évidence : il n’y a presque  personne. Nous croisons un porte-drapeau, M. Geulin, le représentant de la France Libre, et un Harfleurais. Pas de maire, ni aucun membre du mini conseil municipal.

Nous souhaitons quand même en profiter pour lire "le grand livre à ciel ouvert" : hélas ! la moitié des panneaux a disparu ! 

Opération biting rétrécie - 23/02/2014

Opération biting rétrécie 2 - 23/02/2014

 

      Est-ce possible ? Après le conseil,  serait-ce l’opération biting qui se ratatine ?

 

 

 

Dépités, nous rebroussons chemin. Enfin quelqu’un ! Le frère du président de l’association « André Haraux » vient à notre rencontre et il nous désigne le coupable : le journal Le Courrier Cauchois se serait trompé dans les dates et a annoncé la cérémonie une semaine trop tôt.  La manifestation annoncée aura bien lieu, la semaine prochaine, « le dernier dimanche du mois de février comme les autres années qui sera en fait le premier du mois de mars » ( ?!)

agenda bulletin municipal pr Chéri j'ai rétréci l'opération B...

article bulletin municipal opération biting

Un peu perdus, nous quittons le hameau.

En effet, nous avons lu l’article en question vendredi. Mais cela fait bien plus longtemps que la cérémonie était inscrite à notre agenda : c’est la municipalité elle-même qui a annoncé qu'elle était programmée le 23 février : sur la dernière page de son « bulletin d’information », dans l’agenda (à droite ci-contre)

.. et en page 2. Ce n’est pas la seule erreur que nous relevons d'ailleurs : pour illustrer l’article sur « l’opération biting », une photo, ainsi légendée : "Jean-Louis Coquerel, président de l’association André Haraux au mémorial". Sauf que… sur la photo, ce n'est pas  Jean-Louis Coquerel, mais bien le président, son frère. (à gauche ci-contre).

Si vous souhaitez lire les textes, cliquez sur les images. 

Tant de confusion laisse pantois.

Mais bon, on peut comprendre : la fatigue, le stress, le manque de conseillers pour relire le bulletin… on sait bien que Saint Jouin Bruneval présente d’étranges symptômes de rétrécissement sporadique. Les spécialistes diagnostiquent un manque crucial de dialogue et préconisent un changement urgent à la tête de la mairie…

D’ailleurs, l’absence de tout rectificatif n’en est-elle pas l’illustration ? Si l’erreur est humaine, moins humaines sont l’absence de rectification de l’information erronée… et l’absence tout court de notre édile ce matin, qui aurait pu, ainsi, présenter ses excuses aux personnes qui ont pris la peine de se déplacer. 

LA MARCHE DES HAMEAUX OUBLIÉS

Demain, dimanche 16 février, nous allons nous retrouver pour la Marche des hameaux oubliés et rappeler que Saint Jouin Bruneval, c’est une plage, un centre bourg, mais aussi des champs, des prés, des chemins, des hameaux. Nous souhaitons rappeler que Saint Jouin Bruneval est à la campagne

… et rappeler en passant qu’Alphonse Allais était un humoriste, et non un urbaniste. Ne prenez donc pas au pied de la lettre sa  recommandation de « construire les villes à la campagne parce que l’air y est plus pur ».

Trêve de plaisanterie. Pensons que la marche peut être un moyen de locomotion, un loisir, une action politique. Mais une marche, c’est aussi un degré d’un escalier qui nous permet de monter, d’aller plus haut. La marche, c’est aussi le mouvement, la progression.

« La marche est un acte de résistance privilégiant la lenteur, la disponibilité, la conversation, le silence, la curiosité, l'amitié » dit David Le Breton dans son Eloge de la marche.  

Alors, demain matin, chers Saint-Jouinais, marchons !

Et ceux qui ne le peuvent pas pourront toujours nous rejoindre à 12 h 00 sur la place Claude Cheinisse. Ce sera l'occasion aussi de nous remettre le questionnaire : nous avons prévu une petite boîte pour cela. 

INFORMER N’EST PAS COMMUNIQUER

À quelles conditions un édile peut-il se vanter de « communiquer » avec les habitants de sa commune ?

Peut-on prétendre communiquer parce qu’on a régulièrement distribué des journaux municipaux, créé un site Internet et fait installer un panneau lumineux ? Maints spécialistes de la communication vous diront que non, ce n’est pas de la communication, mais de l’information. Quand on informe quelqu’un, on se contente d’envoyer un message. Quand on communique avec quelqu’un, on entre dans un système d’échanges.

Peut-on alors parler de communication à propos de réunions de hameaux où « les habitants sont invités à rencontrer des élus pour poser leurs questions » ? Là encore, il s’agit d’un discours unilatéral : l’un questionne, l’autre sait. Les habitants seraient alors du côté de l’ignorance, le conseil municipal du côté du savoir (cf. Saint Jouinais, votez pour vous !).

En politique, l’information est insuffisante. On ne peut se contenter d’une relation descendante avec les habitants. Un conseil municipal ne peut pas se contenter d’expliquer, il doit toujours remettre son ouvrage sur le métier de la négociation, de l’échange, de la communication.

Alors, dans leur bilan, certains élus se targuent de « communiquer » en organisant des réunions de « concertation ». Des réunions de concertation où on « informe », on « fait visiter », on « écoute »…. Autant de  beaux discours, autant de  miroir aux alouettes-électeurs. 

Concerter ne signifie pas « prendre en compte l’avis des habitants ». Si l’on veut véritablement parler de communication, il faut parler de coélaboration ou de collaboration. Rien dans tout cela pour des réunions sans suite, simples faire-valoir d’élus en mal de légitimité.

Enfin, communiquer, ce n’est pas simplement échanger ou partager des idées. On ne communiquerait alors qu’avec les personnes qui sont d’accord avec nous. « Communiquer, c’est autant partager ce que l’on a en commun que gérer les différences qui nous séparent » (Dominique Wolton).

Même habitants d’un petit village, nous avons parfois des valeurs différentes, nous avons des aspirations différentes, nous appartenons à des groupes différents. Communiquer, c’est tenir compte aussi de ces différences, c’est faire tenir tout ensemble. C’est faire en sorte que tout le monde cohabite.

Cela, un maire qui voit son conseil municipal se déliter et nombre de colistiers démissionner faute de dialogue, cela ce maire ne sait pas faire.

Cela, un maire qui n’a de contacts avec les associations sportives de son village que par mails, cela ce maire ne sait pas faire.

Cela, un maire qui refuse d’adresser la parole à certains de ses concitoyens en désaccord avec lui, qui ne salue pas les personnes qu’il n’estime pas de « son camp »  ou qui leur répond « ça ne vous regarde pas »… cela, ce maire ne sait pas faire.

Dans ces conditions, se vanter d’aller à la rencontre des gens est aussi saugrenu que… qu’un clinquant panneau lumineux sur la place d’un village.