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Quand la justice s’en mêle

LE PERMIS DE CONSTRUIRE N° PC07659511F0026

Qui se rappelle du permis n° PC07659511F0026 ? Il s’agit du beau cadeau de Noël que s’était vu accorder la compagne du maire le 23 décembre 2012. En effet, son compagnon lui a octroyé ce permis de construire sur un terrain, avec une pleine vue sur mer, dans la valleuse de Bruneval qui a inspiré Maupassant en son temps. Pour la petite anecdote, les anciens propriétaires avaient déposé la demande à plusieurs reprises en se la voyant refuser. C’est alors qu’ils ont cédé ce terrain au tarif alors en vigueur pour un terrain agricole qui est sans commune mesure avec le prix d’un terrain constructible.

Des voisins indignés par cette démarche avaient saisi le tribunal administratif qui a retenu le vice d’incompétence dont était entaché le permis délivré. En clair le tribunal a retenu l’incompétence du signataire. En effet, il semble incroyable de se signer un permis à soi-même. Ne frôle-t-on pas le conflit d’intérêts ?

Tour de passe-passe

Le conseil municipal a donc délibérer pour autoriser monsieur Paul à signer… et la majorité a cautionné le Maire dans sa démarche. Les membres la liste « Choisissons notre avenir » s’y sont opposés.

Monsieur le premier adjoint a donc signé un nouveau permis de construire pour monsieur le maire ou plutôt pour sa compagne. La justice ne l’a pas entendu de cette oreille. En effet, la commune de Saint Jouin Bruneval a été condamnée en qualité de partie perdante et doit s’acquitter de la somme de 1 000€ en plus des frais d’avocat. Il semblerait que le Maire ait utilisé la commune pour défendre ses intérêts et payer les frais d’avocat. En effet, la commune est considérée comme partie perdante.

Heureusement en France nous avons une justice impartiale qui intègre les valeurs de la république. Ainsi, la compagne de monsieur le maire a également été condamné à verser la somme de 1 000€.

la somme de 1000€ 

Dernièrement le Maire a décidé de poursuivre en cassation. Poutr rappel, les juges de la Cour de cassation ne sont pas habilités à rejuger l’affaire sur le fond. Leur seule mission est de s’assurer que la loi, la jurisprudence et la procédure ont été respectées. 

Cela va avoir un coût pour la commune au service des intérêts de monsieur le Maire :

Premiere depense : 2200E pour savoir si votre demande a des chances d'aboutir en cassation 



Deuxième dépense : 3000E pour le memoire 



Trosième depense : si conseil en cassation gagne souvent il demande 1000E suplémentaire 

Certains maires ont eu la dignité de démissionner pour moins que cela.

Formez-vous pour comprendre la gestion de notre commune

Nous sommes tous concernés par le budget de notre commune. En effet, de la gestion de notre commune dépendent l'état de la voirie, des installations sportives et les taux d’imposition par exemple.

En activant le lien ci-dessous vous pouvez avoir accès à une formation à ce sujet :

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:universiteLilleDroitSante+103001+session01/about

Un compte financier 2016 qui interroge

L'excédent de trésorerie sur 2016  de 286929€ ne laisse pas beaucoup de possibilité pour investir car ce montant est amputé de 183063€ de remboursement annuel de capital d'emprunts. Ce qui est trés élevé. ( Il n'y a plus de capacité d'emprunt)

Ce qui interpelle dans le détail des comptes (DOSSIER PRESENTATION) ce sont les frais de cérémonie  pour plus de 57000€ qui paraissent très très importants. (Dans la plus grande commune du canton ils représentent moins de 20000€)

Les investissements ne reposent que sur le report cumulé des années précédentes, il arrivera un moment où il ne sera plus possible d'investir (sauf si le maire et son premier adjoint active à nouveau l'augmentation des impôts et/ou le non remplacement de personnels par exemple)

Très chère cale de mise à l’eau

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Le maire souhaite l’aménagement d’une cale de mise à l’eau. Effectivement, c’est un engagement qu’il a pris lors de la dernière campagne municipale. La liste « Choisissons notre avenir » portait également cet engagement, mais le positionnait plutôt au niveau de l’intercommunalité et non de la commune. En effet, cet investissement ne semble pas raisonnable pour le seul village de Saint-Jouin.

 Le projet est découpé en deux phases : la phase numéro un (1 272 789.18 €  TTC) concerne l’accès à la mer et la phase numéro deux (1791 488.4€ TTC) le stockage à terre. 

Pour l'ensemble du projet cela représente un coût total de 3 064 277.5€ TTC.
 
Vous pouvez découvrir les coûts du projet ci-dessous :

 

 

Dépenses TTC

 

Recettes TTC

Phase 1 :

Aménagement de la mise à l’eau

Equipements de stockage et de manutention

Surveillance et gestion des accès

Aléa travaux (20%)

Honoraire maîtrise d’œuvre et études (15%)

 

650 000€

47 800€

20 000€

70 500€

157 660€

118 245€

Phase 1 :

Région

Département

GPMH

Commune

Etat

 

143 000€

130 000€

100 000€

899 789,18€

100 000€

Sous total phase 1 TTC

1 272 789.18€

 

1 272 789.18€

Phase 2 :

Equipements de stockage et de manutention

Aménagement des espaces à terre

Aléa travaux (20%)

Honoraire maîtrise d’œuvre et études (15%)

 

472 000€

690 000€

232 400€

103 500€

Phase 2 :

Etat

 

?

 

113 167.14€

 

1 678 321.26€

Sous total phase 2 TTC

1 791 488.4€

 

1 791 488.4€

Total du projet TTC

3 064 277.5€

 

3 064 277.5€


  On remarque que la commune a prévu d’investir près de 900 000 € pour la phase un, c’est-à-dire l’accès à la mer.

Chers usagers, ce qu’il faut savoir c’est que l’accès à la mer sera payant et que l’accès via la plage sera interdit à tout véhicule. Ainsi, ou les utilisateurs de la cale de mise à l'eau paieront, ou ils n’auront pas accès à la mer. C’est ce que le maire a déclaré au Conseil Municipal du 13 octobre 2016 et réaffirmé lors du conseil municipal du 15 décembre 2016.

Quid de l’inquiétude exprimée par des usagers très réguliers, d’engins de plage légers (type canoë), lors d'une réunion de présentation du projet organisée par la mairie il y a quelques années ? Le coup de pagaie risque d'avoir un goût salé. (ex: cale de mise à l'eau de Fécamp : 10 €).

On remarque aussi que pour la deuxième phase le budget est loin d'être équilibré. En effet, la région et le département notamment ont fait savoir qu'ils ne participeraient pas.


 

Serrez-vous la ceinture !

Le coefficient d’autofinancement courant s’est dégradé passant de 0.68 en 2012 à 0.91 en 2014. L’équilibre budgétaire passe par une maîtrise des dépenses. Pour couvrir le remboursement de la dette et autres frais financiers de futurs investissements qui ne sont pas éligibles aux subventions, la commune doit conserver une capacité d’autofinancement.

Les dépenses de fonctionnement ne sont pas maîtrisées :

1 333 528 € en 2014 et 1 521 893 € en 2015 : soit 14% d’augmentation !

Pour réduire les coûts, le Maire et son premier adjoint  mettent en place un plan de rigueur :

– Ils tentent de stopper la hausse à deux chiffres des charges en personnel (+12.9%) en 2014 ;

– Ils ne rémunèrent qu’exceptionnellement les heures supplémentaires des personnels communaux en favorisant la récupération. Ils intègrent dans l’annualisation les heures hors service habituel (repas des anciens, vœux, dimanche arts, cerf volant, marché nocturne par exemple). Il s’agit d’un management très particulier qui ne favorise pas la motivation et génère un réel mal être. On ne s’étonnera pas d’avoir des employés communaux qui font grève à la première occasion venue.

– Ils tentent d’arrêter le remplacement des arrêts maladie dans tous les services. Seul le cuisinier peut avoir un traitement un peu différent. Les effets sont notables et, à titre d’exemple, certaines salles de classe sont une semaine sans que le ménage soit fait et la poubelle vidée… Certains professeurs des écoles en ont manifesté du mécontentement. Chers parents, les impôts augmentent et la qualité de prise en charge de vos enfants se dégrade.

– Ils essayent de ne pas remplacer les départs à la retraite ou les personnes libérant un poste de salarié communal. Le problème, c’est que les investissements réalisés impliquent une présence de personnels. Par conséquent nos deux élus ont quelques difficultés à faire des économies sur ce plan et ne peuvent que retarder le remplacement de personnels. Un exemple : Franck Morin a quitté son poste il y a plusieurs mois et il vient seulement d’être remplacé.

– Nos deux élus ont remarqué que l’école maternelle dispose de deux ATSEM, c’est-à-dire des aides aux professeurs des écoles. Il est envisagé de supprimer un des deux postes, au motif que la loi n’en impose qu’un. Pourtant le Maire tente de convaincre que l’école est l’une de ses priorités… enfin surtout en période électorale.

– Nos deux stratèges tentent de réduire le taux d’encadrement à la garderie périscolaire au motif qu'il est supérieur au minimum requis. Autre solution : diminuer la plage d’accueil. En effet, au conseil municipal du 7 octobre dernier, le Maire a proposé de réduire l’amplitude d’ouverture de la garderie périscolaire. Moins de présence implique moins de dépense en personnels. Un nouveau service qui se dégrade !

– Nos deux élus ont décrété que location de la salle polyvalente n'était pas assez rentable pour la commune. Si vous louez la salle polyvalente de Saint Jouin Bruneval dès à présent  vous n’aurez plus de vaisselle à disposition. En effet, ils ont tenté de convaincre le conseil municipal sur l’attitude inadmissible des locataires. Ils ont indiqué que la vaisselle était toujours rendue dans un état lamentable. Si vous avez loué la salle au cours de ces dernières années, vous apprécierez le compliment. Il aurait été plus simple d’admettre la vérité : mobiliser une personne pour vérifier la vaisselle chaque week-enk coute cher à la commune. En effet, il est préférable de mobiliser cette personne sur d’autres tâches. Voilà de nouvelles économies et un nouveau service qui se dégrade.

– Si vous observez l’évolution des tâches données aux employés municipaux, vous arrivez à la conclusion suivante : redéploiement du personnel, pour assurer un service public minimum avec moins.

– Aujourd’hui il ne faut surtout pas qu’il arrive un gros problème à la commune. En effet, la commune ne peut pas contracter d’emprunt avant 2019 au moins et songe à renégocier son emprunt avec la caisse d’épargne.

La solution : faire rentrer de l’argent 

Malgré toutes ces démarches pour réduire les dépenses le reste dans les caisses continue de diminuer.

Une solution pour stopper cette dégringolade : augmenter le foncier.

Au total l’encours de la dette est désormais de 2 341 000 €, ce qui représente 1 246 € par habitant pour une moyenne départementale à 387€ par habitant pour les communes de même strate.

A propos des derniers conseils municipaux

Quoi de neuf aux conseils municpaux ? Les 3 dernières réunions du conseil municipal des 7 juillet, du 24 septembre et  9 octobre comptaient 28 délibérations parmi lesquelles 5 avaient trait à l'urbanisme.

Conseil municipal du 7 juillet 2015

2 délibérations avaient trait aux subventions : 

  • Subventions aux associations 
  • Installation d'une réserve incendie au pôle sportif : l'ensemble de la commune n'est pas suffisamment protégé

Ces 2 délibérations ont été votées par les élus de la liste « Choisissons notre avenir », toujours très attentifs au soutien apporté aux associations et aux équipements liés à la sécurité.

2 délibérations avaient trait aux marchés publics de voirie 

  • Groupement de commandes entre les communes de Beaurepaire, Étretat, Heuqueville, La Poterie Cap d'Antifer, Le Tilleul et St Jouin Bruneval pour le marché pluriannuel de voirie 
  • Travaux de voirie prévus dans le bourg, la rue de bolets, et quelques espaces de croisement

Ces 2 délibérations ont été votées par les élus de la liste « Choisissons notre avenir ». Ils regrettent cependant que la commune n'investisse pas davantage pour l'entretien de la voirie.

1 délibération concernait les indemnités versées par la Poste à la commune pour la convention régissant les agences postales communales. 

Cette délibération a été votée par les élus de la liste « Choisissons notre avenir » 

5 délibérations avaient trait à l'urbanisme

  • 2 délibérations concernaient la modification de l'instruction des documents d'urbanisme qui sera réalisée par la communauté de communes de Criquetot l'Esneval. 
  • Les autres concernaient l’acquisition par la commune de la construction utilisée par le club canin, le terrain restant propriété du GPMH ; le permis de construire pour une maison individuelle à Bruneval au bénéfice la compagne du maire ; l’aménagement du clos des Courlis. 

Les 3 premières délibérations ont été votées par les élus de la liste « Choisissons notre avenir » ; ils  n'ont pas voté la délibération concernant la construction d'une maison individuelle à Bruneval car ils souhaitent protéger le littoral et éviter les nouvelles constructions trop en bord de mer ; ils n'ont pas voté la délibération concernant l'aménagement de la zone des Courlis car celui-ci risque d’entraîner des expropriations.

 

Le conseil Municipal du 24/9/2015

Introduction: Présentation de la loi NOTRe par Mme la Députée Estelle GRELIER

2 délibérations avaient trait au parc éolien en mer de Fécamp

  • Demande d'autorisation au titre de la loi sur l'eau concernant le projet de parc éolien
  • Demande d'installation d'un site de fabrication des fondations gravitaires 

Ces 2 délibérations ont été votées par les élus de la liste « Choisissons notre avenir » 

2 délibérations avaient trait à la voirie

  • Délégation de la maîtrise d'œuvre concernant la mise en accessibilité des arrêts de bus 
  • Transfert de propriété du rond-point du ramasseur de galets du département à la commune

Ces 2 délibérations ont été votées par les élus de la liste « Choisissons notre avenir » après avoir posé quelques questions.

3 délibérations avaient trait  aux finances

  • Taxe foncière sur les propriétés bâties : suppression de l'exonération en faveur des grands ports maritimes 
  • Modification des valeurs d'affectations de plusieurs lignes de crédit du budget communal sans en changer le montant global
  • Evolution du montant de la taxe de séjour pour les chambres d'hôtes : 0,75€ par personnes et par nuitée (A titre d'information: 1€ par personnes et par nuitée pour les gîtes)

 La liste « Choisissons notre avenir » a voté contre la suppression de l'exonération de la taxe foncière.  

Les 2 autres délibérations ont été votées par les élus de la liste « Choisissons notre avenir » après avoir posé quelques questions

6 délibérations avaient trait aux délégations, aux subventions, à l'aide sociale et à l'animation culturelle.

  • Création d'une délégation à la médiathèque et à la lecture pour une conseillère municipale afin de suivre l'activité de l'Escale: celle-ci est attribuée à Mme Virginie Walbrou
  • Convention Fond Solidarité Logement : Le montant à verser par la commune est de 1444 € soit 0,76€ par habitant  (Ce montant est fixé par le département)
  • CCAS : La subvention proposée est de 2500€
  • Club de Football: La subvention proposée est de 2150€
  • Collège l'Oiseau Blanc: attribution d'une subvention de 500€ liée à la récupération par la commune d'ancien matériel de self-service du collège
  • Evolution du tarif des spectacles et animations de la programmation de l'Escale: 2 tarifs proposés suivant les types de spectacles: Tarif 1: 2,5€ par adhérent et 5€ pour les non adhérents; Tarif 2: 5€ par adhérent et 10€ pour les non adhérents

Ces 6 délibérations ont été votées par les élus de la liste « Choisissons notre avenir » après qu’ils ont posé quelques questions

1 délibération avait trait au relogement suite à d’une catastrophe naturelle :

Prise en charge du relogement des victimes: 3 familles sur 5 concernées ont demandé de l'aide suite à l'apparition d'une marnière au grand hameau et à l'interdiction d'occupation de leur maison.

Cette délibération a été votée par les élus de la liste « Choisissons notre avenir ».

Plusieurs informations ont ensuite été données dont 1 concerne la possibilité d'accueil d'une famille de réfugiés dans un des logements de la commune de Saint Jouin.

Compte Rendu du conseil municipal du 3/10/2015

4 délibérations avaient trait à l'urbanisme:

  • Abrogation des délibérations consenties par le passé en matière de droit urbain.
  • Délibération déléguant le droit de préemption urbain au bénéfice de l'Etablissement Public Foncier de Normandie pour 3 parcelles communales
  • Ces délibérations ont été votées par les élus de la liste « Choisissons notre avenir » 
  • Délibération approuvant le traité de concession avec la Shéma pour l'aménagement du clos des Courlis: 

La liste « Choisissons notre avenir » a voté contre cette délibération car il existe un risque d'expropriation pour certaines parcelles de la zone d'aménagement des Courlis 

  • Délégation du droit de préemption urbain à M. le Maire sur le territoire communal

La liste « Choisissons notre avenir » s'est abstenue car elle souhaite une analyse préalable au sein du conseil municipal avant toute décision de préemption. 

CONSEIL MUNICIPAL DU 18 DÉCEMBRE 2014 : DES CONSEILLERS PERPLEXES

Aujourd’hui, c’est un membre de la liste « Choisissons notre avenir » qui nous propose son compte rendu. Il parle au nom de ses collègues.

1 680 000 €… (et bien davantage) de nouveaux investissements !

Six délibérations nécessitaient de délibérer sur des avant projets. En effet, il s’agit d’investissements promis par la majorité municipale lors de la dernière campagne municipale.

Il s’agit de :

  1. la construction d’un Pôle Raquette et Pôle Sportif sur le terrain de foot actuel (485 000€) ;
  2. la réalisation de chemins piétons dans le bourg et à proximité (335 000€) ;
  3. l'agrandissement du restaurant scolaire ; (30 000€)
  4. l’aménagement du presbytère (662 000€) ;
  5. l’aménagement d’un cabinet médical (155 000); — Nous sommes très satisfaits de cette initiative et la soutenons —
  6. la réalisation d’une cale de mise à l’eau et d’un port à sec ; — Le Maire a refusé de communiquer le budget estimatif

L’ensemble de ces projets représente un investissement de 1 680 000 € (sans compter la cale de mise à l’eau et le port à sec) et nous restons très circonspects sur la capacité de la commune à assumer toutes ces dépenses (cf. article du 14 décembre). Notre volonté de participation constructive nous a donc amenés à émettre un certain nombre de réserves sur la réalisation de ces projets.

Droit de préemption : une démarche risquée

Les 3 parcelles préemptées

Cliquez sur l'image pour l'agrandir et découvrir les 3 parcelles préemptées

À l’ordre du jour, il y avait aussi une délibération sur le droit de préemption urbain à l’Etablissement Public Foncier de Normandie pour les parcelles cadastrées N°A1010 ; A204 et A997.

Au regard du processus de préemption qui va à l’encontre de la liberté de propriété, on peut être inquiet si un des propriétaires devait mettre en vente un de ces biens. En effet, la commune sera dans l’obligation de réunir les fonds dans un délai maximum de cinq ans. Où trouverons-nous cet argent ? Cette démarche semble être risquée au regard de l’impact financier que cela pourrait représenter.

Les affaires générales

Ensuite nous avons voté favorablement 10 points relevant des affaires générales :

  • tarifs cimetière
  • achat cases columbarium
  • révision des loyers
  • adhésion à la médiathèque
  • contrat d’assurance
  • vidéo-surveillance
  • contrat pour la chaufferie
  • aménagement de la terrasse du Proxi
  • achat d’un local pour l’association canine
  • réfection du rond-point du cheval.

Pour ce dernier point nous sommes surpris qu’il ne soit toujours pas réparé, ça fait quatre ans maintenant que l’artiste a sollicité pour la première fois la commune en vue de l’entretien (cf. article dans l'Echo des falaises n°1).

Des délibérations qui créent le trouble

Trois délibérations ont été proposées qui concernent des compétences de la communauté de communes :

  • RAM intercommunal
  • Maison médicale
  • Ordures ménagères.

Le conseil municipal n’a pas à se prononcer sur ces points, car la commune n’est pas compétente sur ces points. Nous nous étonnons de cette pratique contribuant à créer des tensions inutiles avec la Communauté de communes de Criquetot l’Esneval. Nous sommes pour travailler de manière constructive avec cette dernière, dans l’intérêt des Saint Jouinais. 

SITUATION FINANCIERE : PEUT-ON DIRE QUE SAINT JOUIN BRUNEVAL EST EN BONNE SANTE ?

Sur Le Net, de nombreux indices corroborent les inquiétudes qu’on peut nourrir sur la santé financière de notre commune.

En présentant le budget primitif 2014 de la commune, le Maire s’est félicité de la gestion financière de la commune en adressant de réels compliments à Aurélien Paul. Cependant, lors de la dernière campagne électorale,  Patrice Delamare et la liste « Choisissons notre avenir » ont émis des doutes sur cette bonne santé financière. Certains n’ont pas voulu entendre ces réserves et ne veulent sûrement pas les entendre.

Aujourd’hui toutefois des outils de comparaison de la situation financière et des niveaux de taux d’imposition des communes fleurissent sur internet.

En voilà un : http://vigiecitoyenne.nouscitoyens.fr/ville/index/id/76595/saint-jouin-bruneval

 Mais il y en a bien d’autres et ils arrivent tous à la même synthèse pour Saint Jouin Bruneval : la commune est dans le rouge. Pour pousser l’enquête un peu plus loin, il suffit de taper « argus des communes » sur un moteur de recherche et vous pourrez croiser les informations et évaluer la pertinence des propos tenus.

La politique d’investissement soutenue a eu impact sur les réserves de la commune qui ont fondu et ne permettent pas d’envisager l’avenir avec sérénité au moment où les dotations de l’État notamment vont diminuer de manière certaine.

L’analyse des équilibres financiers met en évidence un niveau de trésorerie insuffisant. L’évolution de la courbe d’endettement montre le dérapage financier. Et la majorité municipale souhaite encore investir massivement (voir l’ordre du jour du prochain Conseil Municipal).

Bien sûr, pour le moment, la pression fiscale sur les ménages est tout à fait dans la moyenne et heureusement : nous sommes en zone SEVESO, c’est-à-dire une zone avec un risque industriel. Ainsi, si en plus du risque, on avait une fiscalité plus importante qu’ailleurs on serait dans l’incohérence la plus totale.

Mais peut-on continuer à investir autant dans un contexte économique et financier aussi défavorable aux collectivités territoriales et au regard des indicateurs financiers sur la commune de Saint Jouin Bruneval ? 

CONSEIL MUNICIPAL DU 26 MAI : « LA MER QU’ON VOIT DANSER… »

Le conseil municipal du 26 mai a été consacré pour l’essentiel à l’aménagement du littoral.

Un accès à la mer pour tous

A d’abord été proposée une motion « pour un accès à la mer pour tous ». François Auber a assuré que le GPMH (Grand Port Maritime du Havre) a donné son accord pour mettre en place une cale de mise à l’eau. La commune aurait déjà engagé des contacts pour en étudier l’aménagement et compte faire appel à l’Europe et aux collectivités pour trouver des financements. Cette précision a été apportée après la question d’une conseillère : à quelle hauteur ce projet engagerait-il  financièrement la commune ?

Cette motion a été votée à l’unanimité. Notons que pour l’instant, officiellement, seule une « réunion de négociation » est programmée, le 19 juin 2014.  

Comme il était question de la plage, a aussi été abordé la réfection du parking.  Olivier Henry a assuré que la commune n’était en rien  impliquée puisque cette zone appartient au GPMH.

Le perré de Bruneval : l’Arlésienne

La réhabilitation du perré de Bruneval a fait l’objet d’un autre débat. Le GPMH se serait engagé à financer les travaux à hauteur de 700 000 € au titre de « dédommagement pour le préjudice subi ». La commune n’aurait qu’à financer les travaux pour l’accessibilité, estimés à 50 000 €.  La majorité espère une subvention DTER (Dotation d’Équipement des Territoires Ruraux) à hauteur de 20 %. Les élus ont voté ce projet à l’unanimité. Les travaux pourraient commencer à l’automne 2014.

Seulement un conseiller a demandé s’il ne s’agissait pas encore d’un beau mirage. On peut en effet parler d’ « arlésienne » à propos de ce perré. Ainsi, dans le journal municipal d’août 2011, on lisait : 

« La phase administrative pourrait démarrer à l’automne 2011 par le dossier loi sur l’eau et le permis d’aménager (sic), les travaux pourraient débuter en 2012. » extrait du journal communal St Jouin décembre 2011

En décembre 2011, dans le même organe :

« L’estimation globale de la réfection est en cours d’évaluation. Le GPMH prendra en charge l’ensemble des travaux, la participation communale se limitera à l’achat du mobilier extérieur, (bancs en bétons colorés). Dossier administratif 1ersemestre 2012 – Début travaux 2ème semestre 2012 » 

Enfin, en mars 2014, dans la presse locale : 

 « Un chantier qui a pris quelque retard en raison de la période de nidification à protéger mais qui devrait démarrer en avril et se terminer en novembre 2014. »

En effet, François Auber a avancé les périodes de nidification et des recours juridiques contre le projet pour expliquer ces reports perpétuels.

Nous nous étonnons quand même du manque de cohérence d’un projet qui, rappelons-le a déjà coûté 220 000 € (http://atelierdesaintgeorges.com/amenagement-urbain21.html) : que doit financer la commune : l’accessibilité ou simplement le mobilier extérieur ?

Une autre question aussi est soulevée : pourquoi le GPMH ne communique-t-il pas du tout sur ce projet ?

Pour les touristes et les baigneurs

L’ensemble du conseil a aussi voté une délibération concernant la vente des jetons pour l’aire de camping-cars. La mairie n’étant pas toujours ouverte, les commerçants seront habilités à les commercialiser, à hauteur de 2 €.

Puis la surveillance de la plage a été actée du 5 juillet au 31 août.

Un Mât de mesure au large de Fécamp

Enfin, le conseil a voté pour l’installation d’un mât de mesure au large de Fécamp (19 voix pour).

 

D’autres questions ont été abordées pendant cette réunion du 26 mai : intercommunalité et urbanisme. Les débats ont été vifs. Nous en parlerons dans un prochain article.