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INFORMER N’EST PAS COMMUNIQUER

À quelles conditions un édile peut-il se vanter de « communiquer » avec les habitants de sa commune ?

Peut-on prétendre communiquer parce qu’on a régulièrement distribué des journaux municipaux, créé un site Internet et fait installer un panneau lumineux ? Maints spécialistes de la communication vous diront que non, ce n’est pas de la communication, mais de l’information. Quand on informe quelqu’un, on se contente d’envoyer un message. Quand on communique avec quelqu’un, on entre dans un système d’échanges.

Peut-on alors parler de communication à propos de réunions de hameaux où « les habitants sont invités à rencontrer des élus pour poser leurs questions » ? Là encore, il s’agit d’un discours unilatéral : l’un questionne, l’autre sait. Les habitants seraient alors du côté de l’ignorance, le conseil municipal du côté du savoir (cf. Saint Jouinais, votez pour vous !).

En politique, l’information est insuffisante. On ne peut se contenter d’une relation descendante avec les habitants. Un conseil municipal ne peut pas se contenter d’expliquer, il doit toujours remettre son ouvrage sur le métier de la négociation, de l’échange, de la communication.

Alors, dans leur bilan, certains élus se targuent de « communiquer » en organisant des réunions de « concertation ». Des réunions de concertation où on « informe », on « fait visiter », on « écoute »…. Autant de  beaux discours, autant de  miroir aux alouettes-électeurs. 

Concerter ne signifie pas « prendre en compte l’avis des habitants ». Si l’on veut véritablement parler de communication, il faut parler de coélaboration ou de collaboration. Rien dans tout cela pour des réunions sans suite, simples faire-valoir d’élus en mal de légitimité.

Enfin, communiquer, ce n’est pas simplement échanger ou partager des idées. On ne communiquerait alors qu’avec les personnes qui sont d’accord avec nous. « Communiquer, c’est autant partager ce que l’on a en commun que gérer les différences qui nous séparent » (Dominique Wolton).

Même habitants d’un petit village, nous avons parfois des valeurs différentes, nous avons des aspirations différentes, nous appartenons à des groupes différents. Communiquer, c’est tenir compte aussi de ces différences, c’est faire tenir tout ensemble. C’est faire en sorte que tout le monde cohabite.

Cela, un maire qui voit son conseil municipal se déliter et nombre de colistiers démissionner faute de dialogue, cela ce maire ne sait pas faire.

Cela, un maire qui n’a de contacts avec les associations sportives de son village que par mails, cela ce maire ne sait pas faire.

Cela, un maire qui refuse d’adresser la parole à certains de ses concitoyens en désaccord avec lui, qui ne salue pas les personnes qu’il n’estime pas de « son camp »  ou qui leur répond « ça ne vous regarde pas »… cela, ce maire ne sait pas faire.

Dans ces conditions, se vanter d’aller à la rencontre des gens est aussi saugrenu que… qu’un clinquant panneau lumineux sur la place d’un village. 

« CELA NE VOUS REGARDE PAS »

Voici la réponse qu’un maire un peu nerveux donna, un jour, aux membres d’une association qui s’interrogeait sur l’avenir du beau rond-point de son village. Est-ce que le premier élu d’une commune se doit de répondre d’une telle manière  à ses « chers » habitants ? Et y a-t-il d’autres choses qui « ne les regardent pas » ?

Mais bien sûr, voyons… Prenons l’exemple du budget. Dans ce village, en 2013, plusieurs millions d’euros d’investissements furent votés par le mini conseil municipal.  Les citoyens n’avaient pas été prévenus de cette importante réunion. Qu’à cela ne tienne… L’édile du charmant petit bourg répondit  courageusement : « Il s’agit d’une erreur humaine » de la part de la secrétaire. Elle avait oublié de publier l’avis du conseil municipal… prétendit-il.

Bien d’autres choses  « ne regardaient pas » pas la population. Pourtant ce joli village appartenait à une démocratie.

« Une… quoi ?

- Une DEMOCRATIE. C’est un mot qui veut dire : « le pouvoir est au peuple ». 

- Mais, selon cette définition, au sein de cette commune, les habitants auraient dû pouvoir se faire entendre de leur municipalité.

– Eh bien, manifestement, non. »

Ainsi, pour la réforme des rythmes scolaires, pour l’aménagement du centre bourg (encore une fois, par exemple), la municipalité, réduite à 9 membres,  décida  pour tous les villageois.

Aujourd’hui, encore, ils en sont là : 9 personnes estiment pouvoir agir et décider dans l’intérêt de plus de 1800 habitants.

Chers Saint-Jouinais, vous avez bien sûr reconnu votre village. En votant pour la liste menée par Patrice DELAMARE et en adhérant à notre association, vous aurez l’assurance que votre voix sera entendue.

La vie de Saint Jouin Bruneval vous regardera, enfin ! 

UN PRÉCIPITÉ INÉDIT

Que reste-t-il de nos cours de chimie ? L’image de blouses blanches, des tubes à essai et des béchers, des liquides muticolores et parfois fumants… mais avez-vous  le souvenir d’une réaction aussi amusante que celle constatée dans notre petit laboratoire saint-jouinais cette semaine ?Un beau précipité

En période préélectorale, mettez dans un petit récipient rural :

  • un rond-point mal en point,
  • un artiste en colère,
  • une association attentive,
  •  des journalistes intéressés par l'affaire.

Là-dessus, ajoutez un édile un peu fébrile. Vous obtenez une réaction fulgurante et un précipité inédit.

Ce matin, en effet, nous avons été nombreux à constater qu’enfin, on s’occupait de nettoyer notre Ramasseur de galets

Saint-Jouinais, nous n’avons qu’un conseil : la période préélectorale est favorable aux réactions municipales instantanées : si un talus est mal entretenu près de chez vous, si vous n’obtenez pas copie d’un document administratif depuis longtemps réclamé, si vous avez un dossier quelconque à faire progresser… c’est le moment. Hâtez-vous dans vos démarches. Surtout n’oubliez pas de contacter la presse, ce sera plus sûr. Et notre association peut-être ? 

SAINT JOUIN EN MOUVEMENT DEPUIS 50 ANS

D’aucuns prétendent que rien ne s’est passé dans le bourg de Saint Jouin Bruneval dans les cinquante années qui ont précédé 2008. Rien. Les conseils municipaux d’alors auraient rivalisé de torpeur et de léthargie.

Pourtant, nous, Saint-Jouinais, nous rappelons bien des événements qui ont compté dans notre vie (et dans celle de notre commune) et qui comptent toujours. Nous n’avons pas forcément les dates précises en tête, mais tout de même, rappelez-vous :

  • Construction des classes de CP .CE1.CE2 (derrière l’actuelle bibliothèque) en 1972/1973
  • Construction du gymnase en 1976
  • Construction de la salle polyvalente en 1976
  • Construction  d’un terrain en quick pour le  tennis 1980
  • Achat, terrain et implantation des terrains de football actuels en 1982
  • Construction du port pétrolier et pipeline fin en 1976
  • Construction du lotissement des Quatre Vents en 1976
  • Construction de la nouvelle station d’épuration
  • Démarrage de la section judo qui a intéressé de nombreux enfants en 1980
  • Construction du lotissement du Château en 1982
  • Construction du centre médical – permanence médecins-  en 1982 (qu’en est-il aujourd’hui ?)
  • Construction de l’école maternelle actuelle en 1992
  • Achat de l’ancienne menuiserie pour les services municipaux en 1992
  • Achats de terrains pour l’implantation du groupe scolaire le Pélican et le lotissement
  • Construction du groupe scolaire municipal Le Pélican en 1995
  • Création d’une bibliothèque avec des bénévoles offrant des services de 70 heures par semaine et animant le soutien scolaire en 1995
  • Création de la halte-garderie en 1995
  • Création de la maison pour tous en 1995 : il reste aujourd’hui un club de randonnée et un club de billard indépendant
  • Construction des Résidences du Moulin en 1999
  • Les classes de neige pour tous les enfants de CE2 pendant de nombreuses années (supprimées aujourd’hui)
  • Les fêtes de la Saint JOUIN ( supprimées aujourd’hui)
  • Les salons de peinture (supprimés aujourd’hui)
  • Les expositions (2 mois) sur le sujet de la 2ème guerre mondiale avec l’opération Biting
  • Création de nombreux bassins de récupération des eaux suite aux disparitions des mares
  • 2 pylônes de retransmission télévision pour les vallées (inutiles aujourd’hui)
  • Amélioration des routes avec le passage en enrobé
  • Réfection de la toiture du clocher de l’église et maintien de son état
  • Entretien des chemins (complètement délaissés aujourd’hui)
  • Enterrement des réseaux électriques
  • Mise en service des réseaux de tout à l’égout (Grand Hameau )
  • Modernisation des chaussées avec enterrement d’un tout à l’égout à  Bruneval en 2006
  • Mise en place de chaussées entièrement bétonnées (chaussées défoncées par le ruissellement des eaux) à la ferme Marguerite et au CR55
  • Réévaluation des bases foncières (calcul des taxes foncières) en 1991
  • Construction du commerce de  coiffure en 2000
  • Installation du Ramasseur de Galets (2000)
  • Achat du commerce de boucherie
  • Conservation de la poste malgré les demandes de fermeture

Et pendant toutes ces années, les services de la mairie étaient utiles aux habitants et les relations cordiales et simples.

Saint Jouin Bruneval était-il donc le village de la Belle au Bois Dormant soudain réveillé en 2008 par un Prince Charmant ?

Allons donc, nous ne croyons plus aux contes depuis fort longtemps et nous ne tournons pas le dos à notre passé, même si nous Choisissons notre avenir