Autorisation d’exproprier votée le 9 février 2017

Le conseil municipal de Saint Jouin Bruneval s’est réuni le jeudi 9 février 2017.

En préambule de celui-ci une personne de la SHEMA (SOCIETE HEROUVILLAISE D'ECONOMIE MIXTE POUR L'AMENAGEMENT) présente le projet d’aménagement du Clos des Courlis. Nous pouvons découvrir la zone concernée avec le plan topographique (055).

Cinq propriétaires, en plus de la commune qui a une parcelle, sont concernés, comme le montre plan parcellaire.

Le maire et son fidèle adjoint ont tenté de convaincre l’ensemble du conseil municipal qu’il est préférable de faire un projet d’urbanisation, pour ne pas avoir d’"urbanisation sauvage". Toutes les personnes qui ont déposé un permis de construire ou une demande de travaux lorsque celles-ci ont été acceptées savent bien qu’on ne fait surtout pas n’importe quoi, non ?

 Cependant, dans l’immédiat, il s’agit de faire le projet en deux phases et d’acquérir le terrain de monsieur Crochemore.

Les propriétaires vont devoir céder leur terrain quoi qu’il arrive.

Soit ils sont d’accord et tout va bien se passer, mais… s’il y a désaccord ce sera moins drôle. La représentante de la SHEMA a indiqué qu’elle devait avoir une déclaration d’utilité publique pour pouvoir exproprier au besoin. En effet, elle a précisé que les terrains ne devaient pas être trop chers : l’opération doit être équilibrée au minimum.  Ainsi, si le propriétaire veut vendre à un prix trop élevé,  il sera exproprié et, s'il est taxable sur la plus-value,  devra réinvestir au moins 90% de la somme. Dans ce dernier cas, c’est la double peine.

Si le propriétaire ne veut pas vendre il sera également exproprié.

Délibération 01/2017 – Cœur de bourg Clos des Courlis : lancement de la procédure de déclaration d’utilité publique.

La création de ce nouveau cœur de bourg Les Courlis implique la réalisation d’un certain nombre de constructions nouvelles sur des terrains n’appartenant ni à la Commune (c’est faux car il y a une parcelle qui appartient à la commune), ni à la SHEMA.

Pour que ce projet puisse être de façon certaine mené à bien, il est donc nécessaire qu’il soit possible de recourir à une procédure de déclaration d’utilité publique pour la réalisation des travaux et les acquisitions nécessaires dans le périmètre du projet (Cette déclaration d’utilité publique permet d’exproprier). 

La présente délibération a donc pour but de solliciter auprès du Préfet de Seine Maritime l’ouverture d’une enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique du projet des Courlis.

Une fois l’enquête réalisée et une fois cette déclaration d’utilité publique prise au bénéfice de la SHEMA, celle-ci permettra le cas échéant de solliciter une ordonnance d’expropriation pour permettre à la SHEMA de se rendre propriétaire des biens indispensables à la réalisation de l’opération que les actuels propriétaires ne souhaiteraient pas lui céder amiablement et pour lesquels aucun accord ne pourrait être trouvé  délibération 01-2017.

L’argument du projet global ne tient pas, car la commune aurait pu préempter ces terrains et donc les acheter lorsque les propriétaires auraient été vendeurs. Humainement cette démarche aurait été plus raisonnable et respectueuse. Dans le cas actuel, tous les propriétaire vont devoir céder leur terrain et au prix que la SHEMA jugera raisonnable.

Cette délibération a été adoptée à la majorité. 

Engagement de F. Auber (mars 2014)

Réunion d’information relative au projet Clos des Courlis

Le jeudi 9 février 2017 à 20h15 une réunion d'information relative au projet du Clos des Courlis est proposée en Mairie avant le conseil municipal. 

Cette réunion d'information est très importante pour l'avenir des habitants de Saint Jouin Bruneval et notamment des propriétaires fonciers concernés par l'implantation des futures habitations.

La délibération 01/2017 du conseil municipal du jeudi 9 février 2017 est formulée de la manière suivante :

Coeur de bourg Clos des Courlis : lancement de la procédure de déclaration d'utilité publique.

La procédure d'expropriation permet à une collectivité territoriale de s'approprier des biens immobiliers privés, afin de réaliser un projet d'aménagement dans un but d'utilité publique. Cette procédure est nécessaire en vertu du code civil qui prévoit (article 545) que "nul ne peut être contraint de céder sa propriété, si ce n’est pour cause d’utilité publique et moyennant une juste et préalable indemnité".

Pourtant par un courrier du 11 mars 2014 en réponse à la demande de Patrice DELAMARE de bien vouloir attendre le résultat des élections municipales pour lancer la procédure d'appel d'offre du Clos des Courlis, le maire s'engageait à ne pas exproprier.

Cliquez pour lire  la lettre ouverte de F. Auber qui s'engage à n'exproprier personne

Le gros mensonge

François Auber et Aurélien Paul répétaient à qui voulait bien l’entendre lors de la dernière campagne électorale que les finances de la commune étaient au beau fixe et qu’ils s’engageaient à ne pas augmenter les impôts lors de ce mandat. Patrice DELAMARE était convaincu du contraire et il avait mis la population en garde.

En 2015, le taux de la taxe foncière sur le bâti voté par le conseil municipal de Saint-Jouin-Bruneval était de : 10.37 % ; la proposition pour 2016 est de 11.37%. Le calcul de la taxe foncière est basé sur la valeur locative cadastrale du bien, dite valeur locative, qui correspond à ce qu'il pourrait rapporter en cas de mise en location aux conditions du marché.

Cela représente une augmentation de 10%. Qui a son salaire qui a augmenté de 10% ou plus sur la même période ? Une augmentation pour aucun service supplémentaire, bien au contraire !

Heureusement, la commune est très peu impactée par la baisse des dotations de l’état.

Le vendredi 13 janvier 2017 le maire a annoncé la création d'une cale de mise à l'eau. Nous reparlerons plus tard de ce sujet, car pour le moment la commune doit trouver près de 700 000 € pour financer ce projet. Ne pouvant emprunter, elle est dans l'impossibilité de le financer dans l'immédiat. La majorité va devoir faire des économies pour essayer de tenir cet engagement et on sait déjà qu'il n'y aura pas de pôle raquette.

La preuve des promesses non tenues

Serrez-vous la ceinture !

Le coefficient d’autofinancement courant s’est dégradé passant de 0.68 en 2012 à 0.91 en 2014. L’équilibre budgétaire passe par une maîtrise des dépenses. Pour couvrir le remboursement de la dette et autres frais financiers de futurs investissements qui ne sont pas éligibles aux subventions, la commune doit conserver une capacité d’autofinancement.

Les dépenses de fonctionnement ne sont pas maîtrisées :

1 333 528 € en 2014 et 1 521 893 € en 2015 : soit 14% d’augmentation !

Pour réduire les coûts, le Maire et son premier adjoint  mettent en place un plan de rigueur :

– Ils tentent de stopper la hausse à deux chiffres des charges en personnel (+12.9%) en 2014 ;

– Ils ne rémunèrent qu’exceptionnellement les heures supplémentaires des personnels communaux en favorisant la récupération. Ils intègrent dans l’annualisation les heures hors service habituel (repas des anciens, vœux, dimanche arts, cerf volant, marché nocturne par exemple). Il s’agit d’un management très particulier qui ne favorise pas la motivation et génère un réel mal être. On ne s’étonnera pas d’avoir des employés communaux qui font grève à la première occasion venue.

– Ils tentent d’arrêter le remplacement des arrêts maladie dans tous les services. Seul le cuisinier peut avoir un traitement un peu différent. Les effets sont notables et, à titre d’exemple, certaines salles de classe sont une semaine sans que le ménage soit fait et la poubelle vidée… Certains professeurs des écoles en ont manifesté du mécontentement. Chers parents, les impôts augmentent et la qualité de prise en charge de vos enfants se dégrade.

– Ils essayent de ne pas remplacer les départs à la retraite ou les personnes libérant un poste de salarié communal. Le problème, c’est que les investissements réalisés impliquent une présence de personnels. Par conséquent nos deux élus ont quelques difficultés à faire des économies sur ce plan et ne peuvent que retarder le remplacement de personnels. Un exemple : Franck Morin a quitté son poste il y a plusieurs mois et il vient seulement d’être remplacé.

– Nos deux élus ont remarqué que l’école maternelle dispose de deux ATSEM, c’est-à-dire des aides aux professeurs des écoles. Il est envisagé de supprimer un des deux postes, au motif que la loi n’en impose qu’un. Pourtant le Maire tente de convaincre que l’école est l’une de ses priorités… enfin surtout en période électorale.

– Nos deux stratèges tentent de réduire le taux d’encadrement à la garderie périscolaire au motif qu'il est supérieur au minimum requis. Autre solution : diminuer la plage d’accueil. En effet, au conseil municipal du 7 octobre dernier, le Maire a proposé de réduire l’amplitude d’ouverture de la garderie périscolaire. Moins de présence implique moins de dépense en personnels. Un nouveau service qui se dégrade !

– Nos deux élus ont décrété que location de la salle polyvalente n'était pas assez rentable pour la commune. Si vous louez la salle polyvalente de Saint Jouin Bruneval dès à présent  vous n’aurez plus de vaisselle à disposition. En effet, ils ont tenté de convaincre le conseil municipal sur l’attitude inadmissible des locataires. Ils ont indiqué que la vaisselle était toujours rendue dans un état lamentable. Si vous avez loué la salle au cours de ces dernières années, vous apprécierez le compliment. Il aurait été plus simple d’admettre la vérité : mobiliser une personne pour vérifier la vaisselle chaque week-enk coute cher à la commune. En effet, il est préférable de mobiliser cette personne sur d’autres tâches. Voilà de nouvelles économies et un nouveau service qui se dégrade.

– Si vous observez l’évolution des tâches données aux employés municipaux, vous arrivez à la conclusion suivante : redéploiement du personnel, pour assurer un service public minimum avec moins.

– Aujourd’hui il ne faut surtout pas qu’il arrive un gros problème à la commune. En effet, la commune ne peut pas contracter d’emprunt avant 2019 au moins et songe à renégocier son emprunt avec la caisse d’épargne.

La solution : faire rentrer de l’argent 

Malgré toutes ces démarches pour réduire les dépenses le reste dans les caisses continue de diminuer.

Une solution pour stopper cette dégringolade : augmenter le foncier.

Au total l’encours de la dette est désormais de 2 341 000 €, ce qui représente 1 246 € par habitant pour une moyenne départementale à 387€ par habitant pour les communes de même strate.

Chez Nicole

Petit vol entre amis

Depuis une trentaine d’années, la famille Pourrier de Saint Jouin Bruneval exploite un algéco aux abords de la plage de Saint Jouin Bruneval appelé « Chez Nicole». 

Or, il y a quelques années, MM. Auber et Paul, respectivement maire et premier adjoint de la commune de Saint Jouin Bruneval, ont proposé au propriétaire d’habiller cet ouvrage par un bardage en bois pour un coût d’environ 15 000 € aux frais de la commune : monsieur Pourrier avait bien évidemment accepté. Depuis, le propriétaire de "Chez Nicole" a signé une convention d’occupation de l’espace pour pouvoir y exercer une activité professionnelle.

Lors de la séance du conseil municipal du mardi 23 février, était proposée une nouvelle convention (CM 23 février 2016 – Annexe N°3) pour l’occupation de cet espace par monsieur Pourrier.

Il  y a découvert, à l’article 6 notamment, qu'il devait s’acquitter d’un loyer annuel pour l’occupation du foncier et d’un autre loyer pour l’utilisation de son local. Par conséquent, l’algéco qu’il a acquis devient propriété de la commune.

Monsieur Le Maire indique que c’est dans l’intérêt de monsieur Pourrier et monsieur Paul précise que ce n’est pas de leur responsabilité, mais celle de l’avocat qu’ils ont mandaté.

Voilà comment s’organise un vol en règle.

Moralité de l’histoire 

Au pays de Saint Jouin Bruneval, on invente de nouveaux prélèvements : le paiement d’un loyer pour occuper un bien dont on est propriétaire… 

 

Un conseil municipal mouvementé

Que retenir du Conseil Municipal du 23 février 2016 ? Si on peut applaudir l’ouverture d’un centre de loisirs à Saint Jouin Bruneval, on peut aussi s’étonner de certaines décisions… les échanges ont parfois été musclés et la séance s’est terminée fort tard.

Un sujet phare : le centre de loisirs 

Autorisation d’ouverture

84 familles ont répondu positivement à l’enquête menée sur l’ouverture d’un centre de loisirs, ce qui représente un potentiel d’enfants proche de 150. Le conseil municipal  valide donc l’ouverture d’un centre de loisirs à Saint-Jouin-Bruneval : elle sera effective à compter des vacances de printemps 2016 et valable pour les périodes de congé suivantes. La gestion de ce centre est confiée à l’association Amicale Laïque d’Aplemont, déjà en charge de plusieurs autres structures au Havre et à Criquetot L’Esneval. Le centre de loisirs occupera plusieurs bâtiments communaux dont les écoles primaire et maternelle. Nous nous réjouissons d’une telle initiative !

Subventions

Le conseil municipal a octroyé à l’Amicale Laïque d’Aplemont une subvention exceptionnelle de 5 000 euros pour les frais et investissements liés au démarrage de l’activité. Les équipements seront la propriété de l’association. Une subvention de fonctionnement de 5 000 euros comme participation de la commune aux dépenses liées aux activités de l’année 2016 est également adoptée.

Convention mise à disposition des locaux

Des locaux communaux seront mis à disposition de l’association pour l’accueil des enfants.

 

Des travaux en perspective

Vidéo-protection et contrôle d’accès aux bâtiments

Il est proposé d’installer un système de vidéo-surveillance en plusieurs points dans la commune. M Poupel interroge sur la nécessité d’un tel système. Le Maire indique que les dégradations sont trop nombreuses et que les responsables qui sont des jeunes doivent être appréhendés.

Réhabilitation de la maison canine

Ce bâtiment sert à stocker le matériel de l’association et à abriter ses membres en cas d’intempéries. Estimatif des travaux à prévoir : total 19 169, 00 € HT

  • Plancher intérieur : 3 417, 00 € HT
  • Maçonnerie pignon nord : 1 815, 00 € HT
  • Toiture 2 versants 13 937, 00 € HT

Il s’agit d’autoriser le Maire à demander les subventions nécessaires. M Delamare interroge sur la nature exacte des travaux. En effet, lors de l’achat de ce bâtiment, le maire devait, en collaboration avec l’association « Saint Jouin développement durable », faire de ce bâtiment un ensemble autosuffisant. M. Vallin indique qu’il s’agit d’une mise hors d’eau uniquement.

Création d’une salle d’archives

La nouvelle organisation communale, liée à une affectation différente des bâtiments depuis la réhabilitation de centre-bourg, conduit le Maire à envisager de transférer ses archives au 1er étage de l’atelier des services techniques, propriété de la commune située rue du 8 mai 1945. Estimatif des travaux à prévoir : total 10 770, 00 € HT

  • Doublage + électricité : 9 750, 00 € HT
  • Sous-toiture : 1 020, 00 € HT

Mme Vain s’étonne qu’il n’y ait pas de place dans la Mairie. En effet, elle indique que pour la construction de la nouvelle mairie, l’argument du maire était de dire que la salle d’archives était trop petite. Le Maire affirme que la salle d’archives est effectivement trop petite et que le projet de la mairie n’a pas été de la grandeur espérée (sic !)

Recherche de financement au travers de Mécénat

Le maire signale qu’il a le projet de faire construire un belvédère proche du restaurant pour donner l’occasion aux touristes de découvrir le port et la mer plus largement avec la présence d’une table d’orientation.

Le mécénat est un dispositif permettant à une entreprise de verser un don, sous forme d'aide financière ou matérielle, à un organisme pour soutenir une œuvre d'intérêt général ou de se porter acquéreur d'un bien culturel déclaré trésor national. En contrepartie, elle peut bénéficier d'une déduction fiscale.

On peut remarquer que la commune cherche des financements au regard des marges d’investissement qui se réduisent.

 

Des décisions qui concernent la plage : des échanges houleux avec le public !

Convention d’occupation temporaire du domaine public : plateforme terrasse n°1 et n°2

Le Conseil Municipal a autorisé la société « Côté et Mer » à occuper le premier espace suivant les modalités précisées en annexe N°1 (CM 23 février 2016 – Annexe N°1-1) et la société « La Frite d’or » à occuper le second,  suivant les modalités précisées en annexe N°2 (CM 23 février 2016 – Annexe N°2). Il s’agit dans les deux cas du même propriétaire.

Convention d’occupation temporaire du domaine public : plateforme terrasse n°3

Il s’agissait d’autoriser la société « Chez Nicole» à occuper cet espace suivant les modalités précisées en annexe N°3 (CM 23 février 2016 – Annexe N°3).

Sylvain Pourrier, responsable de cette société, découvre que l’algéco qu’il a acquis depuis de nombreuses années ne lui appartient plus et qu’il est la propriété de la commune ! De nombreux échanges ont eu lieu avec le public et le désordre a été certain. L’article 6 de la convention en annexe est explicite : M. Pourrier paie un loyer pour l’emplacement et pour louer le local qui lui appartient. Il a naturellement manifesté son indignation.

François Auber lui a répondu que "c’est dans [son] intérêt » (sic), Aurélien Paul indique que ce n’est pas de la faute de la majorité, mais celle de l’avocat qui avait été mandaté à l’époque (peut-être une explication sur les frais de justice très importants engagés par la commune…). Quant à Jocelyne Coignet, elle a péremptoirement déclaré à monsieur Pourrier que « c’est comme ça » et qu’ « [il n’a] pas à réclamer ». Monsieur Pourrier s’est alors agacé et a jeté un document en sa direction.

Puis le maire a annoncé que si l’autorisation n’était pas votée, monsieur Pourrier n’aurait pas accès à l’emplacement ! Mme Vain est intervenue pour dénoncer l’injustice de cette menace et a refusé de participer à ce type de vote.

Après une heure de confusion, le Maire, très agacé, a décidé de retirer ce point de l’ordre du jour à la demande de Mmes Vain et Renard, ainsi que MM. Delamare, Poupel et Vallin.

Un petit peu de démocratie participative à Saint Jouin Bruneval ?

Selon le journal municipal, un conseil municipal de jeunes serait bientôt instauré à Saint Jouin Bruneval. Enfin envisage-t-on d’introduire un élément de démocratie participative dans notre village !

Un conseil municipal de jeunes peut en effet avoir une portée éducative intéressante pour nos futurs citoyens et permettre une amélioration de la politique pour la jeunesse. Enfin, surtout, faire confiance à la jeunesse est impératif pour son avenir.

Une mise en place qui soulève bien des questions

Seulement comment mettre en place un tel organe ? Nombreuses sont les questions à poser avant toute chose :

  • quelle tranche d’âge solliciter (de 7 à 25 ans ?) ? et pourquoi ?
  • quel mode d’entrée dans ce conseil (volontariat ? élections ? tirage au sort ?) ?
  • à combien de jeunes ouvrir ce conseil ?
  • pour combien de temps ces représentants sont-ils élus ?
  • quel rôle (consultatif ? force de proposition ?) ? pourquoi ?

Aucune de ces questions n’est abordée dans le dernier journal municipal.

Des difficultés à ne pas sous-estimer

Nombreux sont aussi les écueils : l’un des principaux est peut-être de borner l’horizon de la jeunesse à certaines problématiques seulement. À ce propos, la dernière phrase de l’article interpelle : la majorité entend programmer un conseil municipal « consacré à des sujets présentant un intérêt pour les jeunes ». Qu’est-ce donc qu’un « sujet présentant un intérêt pour les jeunes » ? La frontière devient alors ténue entre éducation à la citoyenneté et la démagogie, où l’on dit à son public ce qu’il a envie d’entendre  (Rappelons par ailleurs qu’un conseil municipal est public, et que les jeunes comme les plus âgés peuvent assister à n’importe quel conseil).

Autre problème : l’indépendance d’une telle instance. Comment responsabiliser des jeunes gens et leur donner des informations sans les orienter ? Cela mérite réflexion.

Quid du conseil participatif ?

Enfin, à propos de démocratie participative… Où en est donc le conseil participatif qui était cette fois-ci destiné aux adultes ? Le maire daignera-t-il un jour répondre aux personnes qui se sont portées candidates ? Traitera-t-il les jeunes avec le même mépris avec lequel il a traité les adultes ?

Espérons en tout cas que ce conseil municipal des jeunes se mette en place en toute transparence et qu’il ouvre le chemin à d’autres instances participatives. 

Que penser de la volte-face de nos élus locaux ?

A l’heure où une élue de la Seine Maritime se trouve en charge des Collectivités Territoriales au sein du nouveau gouvernement, il est intéressant de revenir sur l'histoire récente de notre territoire…

Les experts sont nombreux à déplorer le millefeuille administratif français avec ses communes, intercommunalités, pays, départements, régions. Notre territoire n’a pas échappé à cette logique de découpage en raison de querelles politiciennes.

2012 : Une fusion avec la CODAH avortée

En 2012, la fusion de la CODAH avec la Communauté de Communes de Criquetot l’Esneval et de St Romain était quasiment prête. Elle répondait à une réalité : celle d'un bassin de vie dynamique, autour de l'agglomération havraise.

Elle devait  permettre de conforter un pôle solide, aux compétences claires et au rayonnement incontestable. La cohérence spatiale se serait ainsi renforcée car les interactions entre la CODAH et la Communauté de Communes de Criquetot l'Esneval étaient, et sont encore aujourd'hui, nombreuses, s'agissant de l'emploi, des équipements de la vie courante, des loisirs et des déplacements domicile/travail.

Mais, malheureusement, cette fusion a été bloquée. À l’époque, une minorité d’élus s’était mobilisée pour s’y opposer : cela avait eu pour effet de ralentir le processus, puis de le bloquer. À l’époque, Paris Normandie s’en était fait l’écho : http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/PN-495493/contre-un-mariage-force-495493#.Vn5yC3nSkt4

Cette minorité d’élus contestataires servait des intérêts partisans : plutôt que d’envisager une fusion avec la CODAH présidée par Edouard Philippe, l’objectif d’alors était de rattacher la Communauté de Criquetot à celle de Fécamp, administrée alors par le parti socialiste.

2015-2016 : un étonnant revirement

Dans ce contexte, on peut être surpris aujourd'hui par l’attitude du Maire de Saint Jouin Bruneval qui avait bloqué cette fusion avec son collectif en 2012. En effet, ces derniers mois dans les journaux et lors du conseil municipal du mardi 15 décembre 2015, il a argumenté pour convaincre tout le monde du bien-fondé du rapprochement avec le territoire de la CODAH et notamment pour des raisons économiques.  

On peut comprendre ce revirement après les nombreux investissements réalisés par la commune car les marges financières sont très étroites…:  https://www.contribuables.org/argus-des-communes/?p=page-2&code-postal=76280&commune=76595

Communauté de Communes de Criquetot – Codah : une fusion souhaitable

Lier notre territoire à la CODAH est riche de perspectives économiques. De plus, cette fusion accroîtrait la solidarité financière du nouveau territoire, notamment au profit du périmètre de la communauté de communes de Criquetot l’Esneval.

Un retard préjudiciable aux Saint Jouinais

Si ce rapprochement avait déjà été validé, la contribution des ménages aurait diminué sur les feuilles d’imposition de 1.15% pour la taxe sur les ordures ménagères et nous aurions un meilleur service. Nous bénéficierions d’un réseau de transports en commun plus développé en direction du Havre ; nos équipements sportifs seraient pris en charge…

On peut ainsi regretter que parfois nos élus soient incapables de penser sur le long terme et au-delà des intérêts politiciens. 

Photo illustrative représentant un pin parasol

Le pin parasol : une essence normande ?

Notre région se caractérise historiquement par deux types de plantation majeurs : les talus des clos-masures et les vergers.

Les talus des clos-masures

Le clos-masure est un corps de ferme à bâtiments dispersés selon la définition du Corpus de l’architecture rurale française. Mais ce qui fait son originalité, ce sont les talus plantés qui entourent la cour. D’une hauteur moyenne de 2 mètres, les talus sont étrangement dénommés dans le Pays de Caux « fossés » Leur sommet est planté d’arbres d’essences variées (chêne, frêne, charme). Mais l’essence majoritaire depuis le XIXème siècle est le hêtre. L’orme était également présent mais a été éliminé  par la graphiose. Ces talus plantés rendent l’openfield cauchois sans horizon lointain et sont de véritables trames vertes dans le paysage.

Selon le CAUE, Les talus plantés ont plusieurs utilités majeures :

  • Freiner le vent et tempérer le climat
  • Diminuer les eaux de ruissellement et améliorer leur qualité
  • Préserver une faune et une flore locales diversifiées

Les vergers du pays de Caux

La cour du clos-masure traditionnel est plantée d’un verger composé essentiellement de pommiers de haute-tige. Quelques poiriers, pruniers ou cerisiers sont plantés ponctuellement. La présence du verger répond en premier à la nécessité de produire une boisson quotidienne : le cidre. Chaque ferme en fabrique pour sa consommation personnelle et les vergers sont omniprésents dans le paysage cauchois au XIXème et début du XXème siècle. Très utiles durant les deux guerres mondiales, les agriculteurs vendant leurs alcools à l’Etat pour la fabrication d’explosifs. Les vergers se font, hélas, de plus en plus rares après 1945. De plus, des lois votées dans les années 1950, dans le cadre d’un plan contre l’alcoolisme, restreignent la plantation de vergers et encouragent par des subventions l’arrachage de ceux-ci. Aujourd’hui, on compte environ 300 000 pommiers dans le Pays de Caux.

Le pin parasol, une espèce locale ?

C’est donc avec amusement que nous avons lu l’article suivant : http://www.paris-normandie.fr/detail_communes/articles/4619549/region/saint-jouin-bruneval–douze-pins-maritimes-vont-etre-plantes#.VmRFvnldEt4.

Certains acteurs locaux communiquent sur l’implantation de pins parasols, « espèce locale »…  En effet, cet arbre pousse abondamment sur le pourtour méditerranéen, dans les bois ou les maquis, où il est souvent associé au chêne vert et au pin d'Alep. On le trouve également dans le bassin aquitain. C’est très… local.

Mais pardonnons à notre édile : boudant le PS, il vient seulement de  se rapprocher du mouvement Europe-Ecologie-les-Verts. Il a sans doute encore beaucoup à apprendre en matière de biogéographie.